Economie

Et pourquoi pas un Golden hello pour Michel Combes…

Pascal Gateaud , ,

Publié le

L’ancien directeur général d’Alcatel-Lucent n’entend pas renoncer à sa prime de départ. Il prend aujourd’hui ses fonctions de directeur des opérations d’Altice et de directeur général de SFR-Numéricable. Avec une prime de bienvenue ?

Et pourquoi pas un Golden hello pour Michel Combes… © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Sommaire du dossier

Patrick Drahi, le tycoon des télécoms et des médias, a-t-il prévu une prime de bienvenue pour son nouveau collaborateur ? Alors qu’il prend aujourd’hui ses fonctions de directeur général de SFR-Numéricable et directeur des opérations d’Altice, la maison-mère de l’opérateur, Michel Combes mérite, à n’en pas douter, un Golden hello conséquent compte tenu de ses compétences. Comment pourrait-il en être autrement avec celui qui se pose en sauveur d’Alcatel-Lucent ? Rendez-vous compte, il n’a fallu que deux ans à ce X-Télécom pour redonner vie à un groupe en perdition. Et il a su créer de la valeur pour les actionnaires avant de trouver le meilleur parti, en l’occurrence Nokia, pour assurer l’avenir de l’ancien fleuron de l’industrie française. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron n’a rien trouvé à y redire, validant le projet d’absorption d’Alcatel-Lucent par Nokia, car, assurait-il après que l’opération fut dévoilée, il n’y avait pas de meilleure solution.

Autrement dit, cette prime de départ, Michel Combes la vaut bien, pour paraphraser un slogan publicitaire qui lui parait taillé sur mesure. Seulement voilà, ce qui ne prêterait pas à discussion outre-Atlantique passe mal dans un pays qui rêve d’égalitarisme ! D’autant plus mal que le come-back d’Alcatel-Lucent a emprunté aux méthodes classiques du redressement d’entreprises. A savoir la chasse aux coûts inutiles, illustrée par le choix d’un nouveau siège social "ordinaire", une forte réduction de la masse salariale, avec à la clé des licenciements, et le choix de concentrer la recherche et l’activité sur quelques domaines clés. En l’occurrence le tout IP, l’accès très haut débit fixe et mobile et le cloud, "c’est-à-dire tous les éléments de pilotage des réseaux de demain", dixit Michel Combes. Passé par le britannique Vodafone, l’ancien directeur général d’Alcatel-Lucent est habitué à négocier avec des alter egos pour lesquels les critiques et les états d’âme moralisateurs des Français font partis, assurément, d’un certain folklore. Erreur d’appréciation magistrale. S’il persiste à vouloir toucher ce qu’il revendique comme la juste récompense du travail accompli, Michel Combes portera à jamais les stigmates de cette polémique.

Pascal Gateaud

 

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1 commentaire

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02/09/2015 - 14h15 -

Dans cette hagiographie, il est dit de Mr Combes est passé chez Vodafone: 6 mois, puis viré (suite à un changement d'actionnaire). Il a attendu, sans emploi, avant de retrouver le poste chez Alcatel.
En réduisant les coûts, il a aussi fait d'Alcatel un feuit sec.
N'en doutons pas, Nokia rachète les parts de marché, mais Alcatel va encore fondre jusqu'à devenir transparent.
Est-ce digne d'un grand chef d'entreprise ?
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