Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

Enyo Pharma lève 22 millions d’euros pour développer ses traitements antiviraux

Arnaud Dumas , , ,

Publié le

La biotech accueille trois fonds de capital-risque à son capital pour poursuivre ses programmes de recherche contre les virus de l’hépatite B et de la grippe. Issue du laboratoire lyonnais de l’Inserm, Enyo Pharma travaille sur les interactions entre les virus et les cellules humaines.

 

Elle veut aller vite. La société Enyo Pharma, créée en 2014, vient de lever 22 millions d’euros auprès de Sofinnova Partners, le fonds français spécialisé dans les sciences de la vie, de Morningside, un fonds sino-américain, et d’Innobio, le fonds géré par Bpifrance et abondé par des grands groupes pharmaceutiques (Sanofi, GSK, Roche, Novartis, Pfizer, Lilly, Ipsen, Takeda, Boehringer-Ingelheim).
Il s’agit du deuxième tour de table de la jeune société, après la levée d’amorçage réalisée fin 2014. Enyo Pharma avait levé 2,2 millions d’euros auprès, déjà, de Sofinnova pour 1 million d’euros, d’Inserm Transfert Innitiative et des business angels Vonderscher & Co et ADV Life Sciences.

Enyo Pharma en chiffres
Chiffre d’affaires : aucun
Effectif : 9 personnes
Montant de la levée de fonds : 22 millions d’euros
Investisseurs : Sofinnova Partners, Morningside, Innobio (Bifrance)
Secteurs : biotech
"Cela nous a permis d’amener les projets jusqu’à la fin 2015, pour nous préparer à cette levée de fonds plus importante", confie Jacky Vonderscher, le président de la biotech, qui participe au capital via sa structure Vonderscher & Co.
A l’origine de l’entreprise, se trouve une plate-forme permettant de cibler les interactions entre les virus et les cellules humaines, développée par deux chercheurs de l’Inserm de Lyon, le professeur Patrice André et le docteur Vincent Lotteau. L’Inserm Transfert, la structure de valorisation de la recherche du laboratoire, a contacté Jack Vonderscher en 2103 pour bâtir une entreprise autour de cette innovation. En 2014, les statuts ont été déposés.

Deux programmes en cours

A partir des travaux des deux chercheurs, Enyo Pharma a décliné des programmes pour réaliser des traitements antiviraux sur certaines maladies. Deux programmes sont en cours. Le premier, contre l’hépatite B, va entrer en phase clinique. L’autre, contre les souches du virus de la grippe les plus résistantes aux traitements va entrer en phase préclinique. D’autres programmes devraient suivre.
Avec une innovation. La plate-forme développée par les deux chercheurs cofondateurs de la biotech permet de développer des molécules ciblant la protéine humaine en lien avec le virus, et non pas le virus lui-même.

Le montant levé auprès des capitaux-risqueurs va permettre à la jeune société de R&D de poursuivre activement son développement. L’augmentation de capital de 22 millions d’euros devrait permettre à Enyo de se financer jusqu’à 2018, quand le produit phare contre l’hépatite B aura pu être testé sur des patients.

"Nous avons pu trouver des investisseurs qui n’ont pas l’intention de faire un aller-retour rapide dans le capital et qui sont capables de remettre de l’argent si nécessaire", explique Jacky Vonderscher. Autre avantage pour Enyo Pharma, ses nouveaux actionnaires ne sont pas intéressés que par le développement du premier traitement contre l’hépatite B, mais ont une vision à moyen terme. "Ils souhaitent que nous développions la plate-forme technologique pour alimenter la société avec de nouveaux projets", reprend le président de la jeune pousse.

Dans le courant de l’année, Enyo devrait étoffer son équipe pour poursuivre la production des molécules, suivre les études de toxicologie, et passer de 9 à 15 personnes fin 2016.

Arnaud Dumas

L’argument convaincant
La plate-forme développée par le professeur Patrice André et le docteur Vincent Lotteau permettra d’alimenter la société avec d’autres innovations, de quoi multiplier ses marchés.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle