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Encore un effort pour faire des pôles de compétitivité des "usines à produits"

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L’évaluation des pôles de compétitivité publiée par France Stratégie pour la période 2006-2012 note un vrai effet de levier des pôles sur l’investissement en R&D autofinancé des entreprises. La mesure a été réalisée en comparant des entreprises de même profil dont certaines sont membres de pôle et d’autres non. En revanche l’impact sur le business des entreprises appartenant à des pôles n’était pas lisible à cette date. Il faudra attendre encore un peu pour savoir si sur la période 2012-2016, ces efforts de R&D ont porté leur fruit. 

Encore un effort pour faire des pôles de compétitivité des usines à produits
Jean-Luc Beylat, président de l'association française des pôles de compétitivité

Les pôles de compétitivités ont pour mission de passer d’ "usine à projets" à "usine à produits". Ils doivent en favorisant la collaboration entre entreprises sur des sujets de recherche et développement aboutir à renforcer la compétitivité hors coûts des entreprise.

L’évaluation que livre France stratégie des pôles de compétitivité sur la période 2006-2012 montre que les pôles sont des accélérateurs de R&D en particulier pour les PME. En comparant des échantillons appariées d’entreprises dont certaines sont membres de pôles et d’autres non membres, France Stratégie montre que l’appartenance à un pôle conduit à être beaucoup plus actifs en termes de recherche. Bénéficiant de subventions spécifiques et du CIR, les chercheurs ont tenté d’évaluer si cet accès facilité à des crédits publics avait un effet de levier. C’est le cas.

Un surcroît d'investissement R&D sans effet d'aubaine

L’étude économétrique montre une hausse de la dépense interne comme externe de R&D en partie car l'accès à des subventions ou du CIR est facilité. Mais au delà, on constate un surcroît d’investissement en R&D autofinancé par les entreprises. Ce qui exclut un effet d’aubaine. La hausse de l’autofinancement net moyen par entreprise est de 278 000 euros en 2009 et grimpe à 413 163 € en 2012. Conséquemment on constate que les entreprises des pôles ont embauchées davantage de personnel de R&D : + 2,4 personnes en 2007 et + 5,9 en 2012.

En revanche, on ne constate pas d’effet lisible sur le nombre de brevet déposés au cours de la période 2006-2012. Les indicateurs de business plus en aval ne sont pas plus performant. Les entreprises des pôles n’exportent pas plus, ne voit par leur chiffre d’affaire augmenter, ni leur valeur ajoutée. Comme le note les auteurs de l’étude "À l’évidence, la valorisation des activités supplémentaires de R & D engendrées par l’appartenance à un pôle prend du temps".

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1 commentaire

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03/02/2017 - 10h12 -

Le constat est effectivement cruel... mais bien réel. Je pense que les racines du mal sont dans l'évaluation des dossiers avant financement, pendant, et après financement. On ne peut pas "décréter" que l'on va faire un produit si ce n'est pas dans les gènes du projet dès le départ. Tout comme un commissaire aux comptes doit valider les dépenses R&D du projet pour l'ANR ou pour H2020, je propose qu'un "commissaire produit" valide tout au long du projet la démarche produit. Cela veut dire qu'une partie du budget de R&D doit être dédiée à ce type de fonction externe. C'est uniquement à ce prix que la dualité projet/produit pourra donner naissance à de vrais produits à visée commerciale... et export :-)
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