Economie

[En images] On a visité l’exposition Made in France à l’Elysée

Sylvain Arnulf ,

Publié le

Reportage Vous n’avez pas obtenu l’une des 10 000 places pour visiter l’exposition du "Fabriqué en France", ces 18 et 19 janvier à l’Elysée ? L’Usine Nouvelle vous donne un aperçu de cette opération inédite.  

[En images] On a visité l’exposition Made in France à l’Elysée
10 000 visiteurs vont découvrir 120 produits Made in France à l'Elysée les 18 et 19 janvier.
© Sylvain Arnulf - L'Usine Nouvelle

Sur un stand, une cocotte-minute. Plus loin, un plat à gratin, un lit pour bébé, une douche, un matelas… Contrairement aux apparences, nous ne sommes pas au salon Maison et objet, qui bat son plein au Parc des expositions de Villepinte, mais au Palais de l’Elysée. La salle des fêtes, le jardin d’hiver, les salons donnant sur les jardins se sont transformés en espace d’exposition le temps d’un week-end.

Dans la cour, là où stationnent habituellement les berlines des ministres, six conteneurs industriels rouges accueillent les stands de six ETI et grands groupes, comme Michelin, Bombardier, STmicroelectronics. Des deux côtés du perron de l’Elysée, deux productions françaises emblématiques ont été installées : une Peugeot 3008 hybride fabriquée à Sochaux et l’avant d’un train produit par Bombardier à Crespin (Nord).

De l’autre côté du bâtiment, dans les jardins, un bus électrique Iveco (Made in Annonay, dans l’Ardèche) côtoie un tracteur Agrip (construit à Lignières, dans le Cher) et une cabine de téléphérique Poma, née dans les Alpes et qui doit bientôt partir… au Japon. Un brin surréaliste.

Défi logistique

Organiser un tel événement n’a pas été simple. L’Elysée n’ouvre habituellement ses portes au grand public qu’une fois par an, lors des Journées du patrimoine. "C’est un défi logistique, car la vie du Palais continue. Il y a encore quelques jours, nous avions une visite de chef d’Etat", confie un conseiller. Le prince Abdallah II de Jordanie était reçu à dîner le mercredi 15 janvier au soir. La transformation du Palais en musée s’est donc faite en un temps record. Certains exposants n’ont été prévenus qu’au tout dernier moment. "On a dû s’organiser en cinq jours", confie la représentante d’un grand industriel français.

Un sentiment d’urgence qui se perçoit à quelques minutes du vernissage. A 16h30 ce vendredi, à 1h30 de l’inauguration par le président de la République, on s’affaire encore dans les travées du Palais. Un camion de déménagement stationne dans la cour, où un jardinier ratisse méticuleusement les graviers. On tire des câbles, on apporte des escabeaux, juste avant que les premiers invités pénètrent dans la cour, immortalisant leur visite sur le perron par une série de selfies. 17 heures, les portes s’ouvrent et des centaines d’exposants et invités s’engouffrent dans la lumineuse salle des fêtes, et de bousculent dans les étroits salons.

Les 120 objets sont regroupés sur des stands par thématiques : santé, textile, vie quotidienne, alimentation, mobilier… La scénographie est minimaliste : un objet, un panneau explicatif. Le panel est éclectique, avec des grands groupes, des PME, ETI et start-up venus de tous les départements français. Mais le contraste entre ces objets du quotidien et le décor d’un autre temps donne à l’ensemble un air figé, comme un cabinet de curiosités qui présenterait des vestiges d’un monde en train de disparaître– l’exact inverse du but poursuivi.

Les jouets traditionnels en bois Les Jouets du Queyras, le lit pour enfant Sauthon industrie, le fauteuil Spynx Toudra de Lafuma Mobilier, la cocotte Seb, le plat Pyrex, le tabouret à vis Image, le parapluie de la manufacture de Cherbourg.

La fine fleur du textile tricolore : le béret basque Laulhère, le polo Jean Fil, le chandail de la bonneterie Le Minor, le caban Balsan, la veste Guy Cotten le jean 1083 et (hors champ) l'espadrille Payote

Fierté parmi les exposants

Qu’importe, les stars du week-end, les dirigeants des entreprises mises à l’honneur, savourent le moment. "On est très fiers de représenter la Vendée, c’est assez incroyable d’être ici", jubile David Soulard, directeur général du fabricant de meubles Gautier, qui présente son lit-bureau pour enfants Dimix sous les ors de la salle des fêtes. La sélection à l’Elysée a "soulevé beaucoup d’enthousiasme" parmi les 800 salariés de cette ETI. "J’ai battu tous les records sur les réseaux sociaux avec l’annonce de notre participation", se réjouit-il.

Même enthousiasme pour Manuel Chevreuil, de la société Urban'ext, basée en Charentes Maritimes, qui fabrique des objets (comme du mobilier urbain) entièrement composé de briques alimentaires recyclées. Sa table de pique-nique trône à l’entrée des jardins. "On a du mal à se rendre compte qu’on expose ici. J’ai reçu des mails de clients et de partenaires qui me félicitent. Ce va booster notre communication". 10 000 visiteurs sont attendus pendant deux jours, mais les dirigeants des 120 entreprises sélectionnées (parmi 1700 candidates) espèrent des retombées positives bien au-delà de l’événement.

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