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PME-ETI

En France, ce sont les ETI (et non les PME) qui créent le plus d’emplois

Solène Davesne ,

Publié le

Selon l’Insee, les entreprises de taille intermédiaire sont les principales créatrices d’emplois en France. La plupart des PME en créent peu et celles qui le font sont celles qui accèdent au statut d'ETI. Les grandes entreprises ont en revanche réduit leurs effectifs.

En France, ce sont les ETI (et non les PME) qui créent le plus d’emplois
Image d'illustration
© Thermchai - Fotolia

Le gouvernement s’est fixé comme priorité de faire grandir les PME et de favoriser la création d’un "Mittelstand à la française".  La dernière étude de l’Insee devrait le conforter encore un peu plus dans sa stratégie. Selon les chercheurs de l’institut de statistique, les entreprises de taille intermédiaires ont concentré la majeure partie des créations d’emplois entre 2009 et 2015. A rebours donc de l’idée souvent reçue que les PME sont le principal réservoir de croissance pour l’emploi.

Au total, entre 2009 et 2015, les ETI ont créé 337 500 emplois. Dans le même temps, les PME ont contribué à 96 400 nouveaux emplois, tandis que les microentreprises en ont perdu un nombre quasi équivalent. Au total, l’économie avait créé près de 254 000 emplois net sur la période, car à l'inverse les grandes entreprises en ont détruit. Une grande partie de la progression des effectifs des ETI – soit 308 500 emplois -  s’explique par les apports d’emplois en provenant de PME ayant changé de catégorie, soit parce qu’elles ont grandi par croissance interne, soit parce qu’elles ont été intégrées au sein d’une ETI.

"Les PME amorcent la pompe mais elles constituent finalement une taille relativement modeste pour se développer. Dans une période de croissance très faible, l’ETI constitue une taille plus porteuse car les entreprises trouvent probablement plus facilement du financement, et s’organisent mieux à l’export. La question est donc d’accompagner ces PME qui grandissent car ce sont elles qui créent de l’emploi", souligne Hervé Bacheré, chargé d’étude au département des synthèses sectorielles de l’Insee. 

Des grandes entreprises à la peine

A l’inverse, les grandes entreprises ont réduit leurs effectifs de près de 80 000 équivalents temps plein sur la période. Les apports d’ETI accédant au statut de grandes entreprises, au-delà de 5000 salariés, sont quasi nuls. Hervé Bacheré souligne que la majeure partie des 287 grandes entreprises françaises sont des multinationales. Le contexte économique morose en Europe entre 2005 et 2009 a pu jouer, "alors qu’elles font sans cesse des arbitrages international pour savoir où se développer", avance le statisticien. Au détriment de l’emploi en France.

Pour expliquer l’idée reçue que les créations d’emplois sont d’abord le fait de PME, l’Insee rappelle que le tableau est très différent lorsqu’on ne regarde que les unités légales. La majeure partie – 220 000 ETP – des emplois créés l’ont été dans des structures de moins de 250 salariés. Mais la grande majorité de ces unités légales sont en fait organisées en groupe, notamment à l’approche du seuil des 50 salariés, souligne l’Insee qui privilégie désormais l’approche en catégorie d’entreprises pour mieux comprendre les dynamiques des entreprises.

 

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1 commentaire

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08/11/2017 - 18h14 -

Mais c'est normal que les PME crée moins d'emplois que les ETI puisque si vous prenez une partie de leurs bénéfices pour le distribuer aux chômeurs ou pour créer des emplois fictifs qui profitent surtout aux communes et associations vous ne créez plus de richesse et tout le monde s'appauvrit un peu plus tous les jours. Redonnons de la richesse aux PME et dans une année elles créeront plus d'emplois que nous en aurons à pourvoir !
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Nom profil

10/11/2017 - 13h12 -

Je voulais mettre un commentaire similaire à celui de VERDARIÉ. Merci, entièrement d'accord. Il faut arrêter de prendre les PME pour de la "auto-censure" - c'est bien le discours des représentants politiques de tous bords et des syndicats de dirigeants. Alors que, dans la très grande majorité des cas, une ETI est une PME qui a (finalement, malgré tout) réussi, tout simplement. D'ailleurs, les ETI "spin-off des grandes entreprises" ont moins de mérite à créer des emplois. Facile, quand on a déjà le bon badge d'entrée dans les banques et qu'on peut sortir les sureffectifs éventuels vers la maison-mère... La solution: se fédérer entre PME, pour peser? Allez! Moi je suis prêt (SASU). Comment on fait? On crée une SAS "à capitaux variables" et on s'intègre dedans... Qui veut en parler avec moi ?
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