En chiffres : à la poursuite de l'égalité professionnelle entre hommes et femmes

Claudine Schmuck, fondatrice de la société d’étude Global Contact a mené avec Mutationnelles une étude sur les femmes dans des fonctions et des secteurs scientifiques et techniques. Elle décrypte pour l’Usine Nouvelle, l’évolution des pratiques d’égalité hommes/femmes dans ces entreprises.

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L'Usine Nouvelle : Quelle est la perception des femmes sur les politiques d’égalité menée par les entreprises ?

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Claudine Schmuck : On constate cette année une évolution sur tout ce qui concerne l’organisation du travail. La flexibilité, le télétravail sont de plus en plus mis en œuvre et utilisés par les femmes qui travaillent dans les métiers scientifiques et techniques. L’autre élément qui émerge c’est un meilleur équilibre entre la vie privé et la vie professionnelle, la possibilité de chercher un enfant malade, la prise en charge des frais de garde est beaucoup plus important qu’il y a 5 ans. Mais même sur cette question d’équilibre, le niveau de satisfaction des hommes reste bien plus fort que celui des femmes

Qu’est ce qui continue de poser problème aux femmes ?

Le principal sujet d’insatisfaction porte sur la gestion des carrières. Dans les grandes entreprises, il existe des dispositifs de soutien, de formation et de mentoring pour la promotion des femmes mais elles sont souvent sous-informées de ce qui se met en place. On constate aussi de réels engagements sur l’égalité des salaires, validés par des rapports et auscultés par les syndicats, mais les femmes doutent, elles ont toujours l’impression d’être moins payés que les hommes.

La promotion des carrières féminines est-elle bien conduite ?

Pas toujours, car souvent lors des promotions, on en demande plus à une femme qu’à un homme. J’étais l’autre jour avec le président d’une entreprise industrielle du CAC 40 très masculine qui avait conscience du problème. Il a demandé à son management, de ne pas seulement identifier des compétences féminines, mais aussi de les faire évoluer dans les mêmes conditions que les hommes. Souvent on leur confie encore des missions impossibles, ingérables. Lorsqu’on gère des systèmes de promotions plus paritaires, il faut développer de manière progressive le champ de mission des femmes. Elles ont tendance à avoir moins confiance en elle et on leur demande souvent d’en faire plus. Il y des efforts à faire sur l’accompagnement et le suivi.

Les résultats de l'étude

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