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En 2018, la hausse des investissements étrangers en France n'a pas profité à l'industrie

Solène Davesne , ,

Publié le

La France a accueilli 1323 investissements directs étrangers en 2018, un chiffre en progression de 2 % par rapport à 2017.

En 2018, la hausse des investissements étrangers en France n'a pas profité à l'industrie
Merck fait partie des investisseurs étrangers en France les plus actifs. Il a ouvert un "M Lab" sur son site de Molsheim (Bas-Rhin).
© Merck

Garnica, le spécialiste du contreplaqué espagnol, a prévu de construire une nouvelle usine près de Troyes dans l’Aube. En Moselle, le groupe allemand Knauf Insulation doit démarrer à l’automne prochain son site de production de laine de roche, qui a nécessité un investissement de 110 millions d’euros. A Strasbourg, Merck, autre groupe allemand, est en cours d’installation d’une nouvelle ligne de production dans son usine strasbourgeoise, avec à la clef 130 emplois. 

La France a retrouvé son attractivité aux yeux des entreprises étrangères. En 2018, le pays a accueilli 1 323 projets d’investissements directs étrangers, un chiffre en hausse de 2 % et à un plus haut depuis cinq ans, selon le décompte annuel de Business France. Le bilan en emplois de ces investissements est moins brillant. Sur un an, le nombre d’emplois créés ou maintenus grâce aux investisseurs étrangers a baissé de 10 %  pour s’établir à 30 300.

De fait, alors que la conjoncture s’est améliorée, les entreprises étrangères ont trouvé moins d’entreprises en difficulté à racheter cette année. Or ces sauvetages, en recul de 14 %, pèsent souvent lourds en emplois. Les nouvelles implantations ont à l’inverse fortement progressé pour atteindre 741 projets.

Forte hausse des centres R&D

La situation est toutefois nuancée pour l'industrie. Même s'ils représentent toujours le quart des investissements étrangers reçus, les investissements dans les sites de production sont en recul de 7%, avec 320 projets et 11 295 emplois concernés. En très grande majorité, les projets concernent des extensions de capacités déjà existantes, à 78%, tandis que 37 sont de nouveaux sites de production.

Par ailleurs, l’attractivité de la France en matière de R&D ne se dément pas. Le nombre d’investissements dans ce domaine a bondi de 20 %  l’an dernier. A l’instar d’Uber, qui a l’an dernier installé son premier centre R&D hors Amérique du nord à Paris et de la start-up britannique Open Cosmos en cours d’implantation à Paris d’une dizaine de chercheurs, près de six projets sur dix dans ce domaine correspondent à de nouvelles implantations.

Les pouvoirs publics veulent y voir l’effet des politiques engagées. "Pour transformer l’essai, et pouvoir durablement tirer les bénéfices en termes d’emploi et de consolidation de notre tissu productif, il est essentiel de maintenir la dynamique des réformes", souligne Christophe Lecourtier, le directeur général de Business France.
 

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