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Emmanuel Macron devra composer avec la majorité de droite au Sénat

Pascal Gateaud

Publié le

La majorité de droite est sortie renforcée du renouvellement par moitié du Sénat  dimanche 24 septembre.

Emmanuel Macron devra composer avec la majorité de droite au Sénat © Wikimedia/Richard Ying et Tangui Morlier/CC

Sans surprise, la majorité de droite est sortie renforcée des élections sénatoriales qui ont eu lieu dimanche 24 septembre. Le renouvellement de la moitié des sièges de la chambre haute n'a pas profité à La République en marche (LRM) d'Emmanuel Macron. La droite, qui avait remporté les municipales de 2014, pouvait compter sur une majorité de grands électeurs. Les annonces concernant la limitation des emplois aidés, la suppression de la taxe d'habitation et un encadrement strict des dépenses des collectivités locales ont également pesé sur ce scrutin indirect. Gérard Larcher (LR), réélu dans les Yvelines et candidat à sa succession à la présidence du Sénat, a estimé que les grands électeurs "ont clairement affiché leur volonté de voir exister un contre-pouvoir parlementaire, indispensable à mes yeux au fonctionnement équilibré de la démocratie".

Sur les 349 sénateurs siégeant au Palais du Luxembourg, Les Républicains comptent désormais 159 élus, 17 de plus que dans l'assemblée sortante. Ils devancent L'Union des démocrates et indépendants ( (UDI) qui en dénombre 50 (+ 8). Avec quatre non inscrits, la majorité sénatoriale (213 sièges au total) est confortable, la majorité absolue étant de 175 sièges au sénat. A gauche, le Parti socialiste a limité la casse avec 81 élus, soit 5 de moins que dans la précédente assemblée. Toutefois, une scission pourrait intervenir dans le groupe PS entre sénateurs favorables au président de la République et ceux partisans d'une stricte indépendance. Avec 28 sièges, La République en marche devance les radicaux du RDSE (12 sénateurs, - 4) et le Parti communiste (12 sénateurs, -6). Les écologistes n'ont plus que 4 élus, le Front national conserve ses 2 sièges.

Dans l'attente de ralliements, qui seront insuffisants pour lui donner une majorité, le groupe La République en marche va devoir nouer des alliances à gauche et à droite pour faire voter les projets de lois du gouvernement, afin de s'éviter des navettes parlementaires qui pourraient en retarder l'adoption. Pour les textes modifiant la Constitution, Emmanuel Macron devra obtenir une majorité des trois cinquièmes au Parlement (Assemblée nationale et Sénat réunis), ce qui l'obligera, là encore, à chercher des renforts en dehors des groupes La République en marche.

Pascal Gateaud

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