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Quotidien des Usines

EFI Automotive, équipementier incubateur

Frédéric Parisot , ,

Publié le

EFI Automotive, équipementier incubateur
L’équipementier investit chaque année dans la modernisation de son outil industriel et dans la R?&?D.

EFI Automotive a réussi un double pari, celui de s’imposer en tant qu’équipementier automobile mondial et de conserver au fil des ans un actionnariat familial. EFI Automotive réalise aujourd’hui 30 % de son activité hors d’Europe et ses trois premiers clients sont étrangers. Née en 1936 sous le nom d’Electricfil, l’entreprise rhônalpine s’est fait un nom dans les années 1960 avec l’invention du câble antiparasite (le câble reliant la bobine d’allumage à la bougie). Elle fournit d’abord les constructeurs français, mais intéresse vite les marques étrangères. Un succès qui lui permet de financer sa diversification dans les capteurs moteurs et les capteurs de boîtes de vitesses (activité qui représente un tiers du chiffre d’affaires). À son arrivée à la tête de l’entreprise dans les années 1990, Patrick Thollin, l’actuel dirigeant, est chargé de l’essor d’EFI Automotive à l’international. En Turquie, notamment, pour suivre Renault, mais aussi aux États-Unis et en Chine. L’expansion s’est poursuivie jusque récemment, EFI ayant ouvert sa première usine mexicaine en juillet. Mission accomplie, donc, pour le petit-fils du fondateur. Surtout, les finances sont saines, selon Patrick Thollin. « La trésorerie est excédentaire et nos investissements sont autofinancés », assure le PDG de cette entreprise qui emploie 1 500 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros. À l’exception de l’année 2009, EFI Automotive a toujours été rentable et connu 5 à 6 % de croissance par an en moyenne. Sa recette ? Un niveau d’investissement élevé : pas moins de 8 % du chiffre d’affaires annuel sont réinvestis dans la R & D et 8,5 % dans de nouveaux moyens industriels. « Une ETI doit être capable de faire des choix d’avenir tout en évitant de se disperser », résume Patrick Thollin. Justement, plutôt que de lancer des projets tous azimuts, EFI Automotive a choisi la voie des partenariats. Il a travaillé avec l’équipementier allemand Mann + Hummel autour d’un module actif de régulation moteur (en série sur les dernières générations de moteurs diesel de PSA). Surtout, il a créé il y a dix-huit mois son propre accélérateur de start-up. Appelé Axandus, ce dernier accompagne une dizaine de jeunes pousses, parmi lesquelles Primo1D, qui souhaitait travailler sur un projet de tags RFID intégré à des textiles, et Avenisense, spécialisé dans les capteurs de viscosité d’huile. « Ces projets que nous accompagnons, c’est la perspective de nouvelles sources de revenus grâce aux royalties », promet Patrick Thollin, qui vise un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros en 2020. 

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