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Edouard Philippe insiste sur l'importance du rapprochement d'Alstom et Siemens

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Publié le , mis à jour le 11/01/2019 À 08H44

En Allemagne, le Premier ministre français, Edouard Philippe, a souligné le 10 janvier l'importance pour l'avenir de l'Europe du projet de rapprochement entre l'allemand Siemens et le français Alstom dans le ferroviaire, alors que la Commission européenne doit se prononcer d'ici le 18 février.

Edouard Philippe insiste sur l'importance du rapprochement d'Alstom et Siemens
Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a souligné l'importance pour l'avenir de l'Europe du projet de rapprochement entre l'allemand Siemens et le français Alstom dans le ferroviaire, qui doit obtenir l'aval de la Commission européenne. /Photo prise le 7 janvier 2019/REUTERS/Eric Feferberg
© POOL New

Edouard Philippe veut rassurer. En Allemagne, le Premier ministre français a souligné jeudi 10 janvier l'importance pour l'avenir de l'Europe du projet de rapprochement entre l'allemand Siemens et le français Alstom dans le ferroviaire, qui doit obtenir l'aval de la Commission européenne.

Les arguments d'Edouard Philippe

"Pour prendre un sujet qui intéresse la France et l’Allemagne - et sur lequel je m’exprimerai avec prudence - nous satisferions-nous d’une Europe dans laquelle, dans 30 ans, il conviendrait pour nos enfants et pour nous-mêmes de rouler dans des trains construits et conçus par des constructeurs qui ne sont pas Européens ?", s'est interrogé le chef du gouvernement français lors d'un discours à Cologne, en Allemagne.

Ces défis pour la souveraineté et les valeurs européennes, "ces enjeux-là, nous allons les trancher dans les mois et dans les années qui viennent", a ajouté Edouard Philippe, après avoir évoqué les élections européennes du mois de mai. "La question qui nous est posée et qui est une question difficile, redoutable, sensible, c’est de savoir si nous serons à la hauteur des enjeux", a-t-il ajouté.

Avec le scrutin européen de mai prochain, "il ne s’agit pas simplement d’une élection pour déterminer si on va aller (...) un peu plus à gauche ou un peu plus à droite, il s’agit d’une élection pour savoir si une majorité, une stratégie, une alliance est constituable pour défendre l’Europe telle qu’elle a été construite ou plus exactement les valeurs qui ont permis de la construire", a dit le Premier ministre.

Trois sources au fait des négociations ont d'ailleurs rapporté jeudi à Reuters que les groupes discutaient de cessions supplémentaires avec la Commission européenne pour obtenir son feu vert, alors qu'elle doit rendre son avis sur ce projet le 18 février au plus tard.

L'inquiétude de la commissaire à la Concurrence

Ces cessions visent à rassurer la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, qui a dit en décembre s'inquiéter des conséquences de ce rapprochement sur les trains à grande vitesse en Europe. Dans un discours prononcé mercredi en Allemagne, cette dernière s'est déclarée favorable à la promotion de champions européens de l'industrie. "Nous ne pouvons pas construire ces champions en sapant la concurrence", a-t-elle toutefois souligné.

Trois sources au fait des négociations ont d'ailleurs rapporté jeudi à Reuters que les groupes discutaient de cessions supplémentaires avec la Commission européenne pour obtenir son feu vert, alors qu'elle doit rendre son avis sur ce projet le 18 février au plus tard.

Les deux groupes ont proposé des concessions supplémentaires pour étendre la portée géographique de leurs offres précédentes. Siemens et Alstom avaient déjà proposé de vendre l'une de leurs technologies de train à grande vitesse, la majeure partie des activités de signalisation du groupe français en Europe et certains actifs du groupe allemand sur ce marché.

Mais ces offres ont été jugées insuffisantes par l'autorité de la concurrence britannique CMA et ses homologues aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne.

Les régulateurs ont dit en décembre s'inquiéter pour la fourniture de matériel roulant à très grande vitesse pour des trains tels que l'Eurostar, qui relie le Royaume-Uni, la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Deux hauts responsables de l'Union européenne ont déclaré à Reuters que l'opération Siemens-Alstom disposait d'un certain soutien au sein de la Commission, si des solutions suffisantes étaient proposées.

 

avec Reuters (Jean-Baptiste Vey à Paris, avec Reuters TV à Cologne, édité par Danielle Rouquié, Foo Yun Chee, Peter Maushagen, Alexander Hübner, and Alastair Macdonald; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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