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Éclairer la consommation d'électricité, c'est payant

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Éclairer la consommation d'électricité, c'est payant
Anne-Sophie Bellaiche

En buvant un verre de vin ou en dévorant une assiette de frites, chacun peut évaluer ce qu’il consomme et… le contrôler. En revanche, pas facile de quantifier les invisibles déplacements d’électrons que nécessite son foyer. Or de nombreuses études académiques prouvent que le fait de connaître sa consommation d’électricité a un effet sur sa réduction. Ce qui n’empêche pas les fournisseurs de renforcer l’« invisibilité » de la consommation, dans le temps comme dans l’espace. Le compteur se trouve en général dans un coin perdu de la maison et la facture intervient au moins deux mois après la consommation, voire un an dans le cas d’un prélèvement mensuel. Une équipe du CNRS s’est donc attachée à quantifier l’influence de la connaissance des consommations et surtout s’est intéressée à la manière la plus efficace de la transmettre. C’est dans la petite commune de Biot (Alpes-Maritimes) que l’expérience a été menée, sur un groupe d’une centaine de volontaires. Résultat de cette étude, à paraître en novembre dans la revue « Energy Policy » : plus les éléments de feed-back de consommation sont immédiats et fins, plus les comportements de consommation changent. Car on apprend mieux en regardant qu’en lisant et en réfléchissant. L’équipe de chercheurs a suivi trois groupes : un groupe témoin sans équipement spécifique, mais à qui l’on a demandé de relever et de noter sa consommation sur compteur tous les deux mois, un deuxième groupe doté d’un équipement pour l’informer sur sa consommation en temps réel et un troisième doté de ce même équipement enrichi de capteurs sur deux de ses appareils électriques. Le premier groupe, par un simple effet d’implication, a réduit sa consommation de 13 % lorsqu’elle baissait de 1 % dans le département sur la même période. Le deuxième a diminué la sienne de 22,2 % et le troisième de 23,3 %. L’écart entre les deux derniers groupes était finalement assez faible. Toutefois, les chercheurs ont remarqué deux différences significatives entre le groupe 2 et le groupe 3. Ce dernier avait un taux de connexion pour visualiser sa consommation de 20 % au-dessus du premier et, surtout, il est passé massivement dans la période à une tarification heures pleines - heures creuses. Ce qui, au-delà des économies d’énergie, répond à une autre problématique clé, celle de la gestion des pics de consommation du réseau. 

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