du jeudi 16 février 2006

  • Mittal optimiste malgré des résultats en retrait
  • Bonne année pour Danone sauf en France
  • Total bénef !
  • Lafarge risque de devoir relever son offre
  • Le « Clem » rapatrié à grands frais
  • Lego renoue avec les profits
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    Mittal optimiste malgré des résultats en retrait
    Venu hier à Londres pour présenter ses résultats, Lakshmi Mittal en a profité pour plaider en faveur de son offre sur Arcelor. De ce côté, on s'en doute, M. Mittal ou « Calcutta Boy », comme le surnomme les Echos, a estimé que sa proposition (plus de 18 milliards d'euros) serait « une bonne transaction pour les actionnaires » et que « la consolidation de l'industrie créerait de la valeur ».
    Côté chiffres, le bénéfice du groupe s'élève sur l'année à 3,4 milliards de dollars, en recul de 28 % par rapport à 2004 (4,7 milliards de dollars). Le quatrième trimestre s'est révélé supérieur aux prévisions, avec un bénéfice net de 650 millions de dollars, contre 478 millions au troisième, mais en recul de 58 % par rapport à celui de l'an passé. « Les résultats de 2004 étaient exceptionnels, rétorque M. Mittal, dans le Figaro, ceux de 2005 restent excellents. »
    Par opposition, le marché anticipe une forte hausse des profits d'Arcelor, estimant une progression de 22,4 % à 5,6 milliards d'euros, estime les Echos. Quoiqu'il en soit, Lakshmi Mittal, affirme que cette OPA hostile est facile, rapporte en titre le Financial Times. Guy Dollé, quant à lui, estime dans une interview accordée au Figaro économie, que le Conseil d'Arcelor « aurait le devoir d'examiner une offre en cash », avant d'affirmer qu'aucun de ses actionnaires ne lui a déclaré : « Je veux céder mes actions Arcelor à Mittal. »

    Bonne année pour Danone sauf en France
    « L'année 2005 aura été pour Danone une année aussi bonne et même meilleure que 2004 », s'est félicité hier, son P-dg, Franck Riboud, en présentant les résultats annuels du groupe, rapporte la Tribune. Le chiffre d'affaires a enregistré une croissance interne de 6,7 %, à 13 milliards d'euros, certes en deçà de celle de 2004 (7,8 %), mais conforme aux objectifs du groupe (entre 5 et 7 %). Le taux de croissance est même nettement supérieur dans certaines régions du globe avec 16 % en Chine, 40 % au Mexique (dans l'eau) et 30 % en Russie (dans le yaourt). À tel point que l'objectif d'une hausse d'au moins 10 % en 2006 est reconduit. Tous les indicateurs seraient-ils au vert sur la planète yaourt ? Les ventes dans l'Hexagone, toujours premier marché du géant des produits laitiers avec 22 % des facturations, ont décliné de 4 %, deux fois plus qu'en 2004. Pour le Financial Times, la France pourrait ne plus être, d'ici peu, le premier marché de Danone, suppléé par l'Espagne, la Chine ou un autre pays à forte croissance. Quoiqu'il en soit, ces bons résultats vont permettent à Danone de chouchouter ses actionnaires, puisqu'ils vont recevoir un dividende en augmentation de 26 %, à 1,7 euro par action.

    Total bénef !
    Le pétrolier français, Total, a dégagé l'an passé un résultat net de 12 milliards d'euros, en hausse de 31 % par rapport à 2004. Un chiffre extraordinaire puisqu'il s'agit du plus gros bénéfice jamais réalisé par une entreprise française. L'an passé, chaque minute écoulée a permis au groupe pétrolier d'engranger près de 23 000 euros de profits, calcule les Echos. Cette situation financière insolente, Total la doit, bien évidemment, à la flambée des cours du Brent. Elle vient ainsi s'ajouter aux profits faramineux des autres géant du pétrole, ExxonMobil en tête avec ses 30 milliards d'euros de profits en 2005.
    Reste que ces bénéfices suscitent quelques critiques. L'UFC-Que Choisir réclame l'instauration d'une taxe « exceptionnelle » de 5 milliards d'euros pour « financer le transport collectif de proximité ». « Cette taxe [...] n'a ni queue ni tête, rétorque Thierry Desmarest, le P-dg de Total dans les colonnes du Figaro économie, il faut assumer les profits et je les assume. [...] C'est un moyen de résister aux tentatives de rachat. » La bourse, elle-même, a boudé les résultats de Total, estime la Tribune. Le titre a perdu hier jusqu'à 2,3 % pour clôturer à 214,40 euros (-0,42 %). De là à dire qu'il n'y a pas que l'argent qui compte...

    Lafarge risque de devoir relever son offre
    Le groupe ouvrira officiellement demain son offre pour racheter les parts minoritaires de sa filiale américaine, Lafarge North America (LNA). Cette offre porte sur 46,8 % du capital de la filiale pour 3 milliards de dollars, soit 75 dollars par action. Mais les choses risquent de ne pas être aussi faciles que prévues. LNA a annoncé mardi que le comité spécial d'administrateurs indépendants chargé d'examiner l'offre, a recruté la banque d'affaires Merrill Lynch pour le conseiller sur les conditions de l'offre, rapporte la Tribune. Processus tout à fait classique, rétorque Lafarge. « Il n'empêche ! », assène la Tribune, « le marché pourrait bien obliger Lafarge à relever son offre ». En effet, rappelle le quotidien, le ciment est devenu un produit rare et cher outre-Atlantique et des augmentations des prix de vente sont attendues en 2006. Par ailleurs, « près de 20 millions d'actions ont été échangées à 82 dollars au cours des dix derniers jours », explique Stephen Laciak, analyste chez National Bank à Toronto. Bien au-dessus des 75 dollars proposés par Lafarge.

    Le « Clem » rapatrié à grands frais
    Il n'y avait plus guère de doute depuis quelques jours... Le « Clem », ou plutôt la coque Q790 et son amiante font demi-tour : direction Brest. Ainsi en a décidé le Président de la République, Jacques Chirac, se gaussent tous vos quotidiens. Il faut dire, que, si le coût de l'opération « aller-retour pour rien » n'était pas ce qu'il est, il y aurait de quoi rire.
    Le seul trajet retour est estimé à 1 million d'euros, selon le Figaro. Mais attention, très beau voyage en perspective... pour ce prix là, le « Clem » aura le droit de faire un petit détour pour visiter le cap de Bonne-Espérance. Fini donc, le canal de Suez jugé trop cher : « les autorités égyptiennes ayant demandé 1,5 million d'euros » à l'aller, estime les Echos.
    Au final, la facture sera plutôt salée et la vente de l'acier de l'ex-porte-avion ne pourra en compenser qu'une partie. D'autant qu'une fois à bon port, il faudra se charger de nettoyer le Clemenceau avant de le détruire. Or, il n'existe pas pour l'heure de chantier spécialisé en Europe, rapporte les Echos.
    À cette fin, Dominique de Villepin a annoncé hier la création d'une mission interministérielle destinée à traiter le sort des navires civils et militaires en fin de vie.
    Une décision qui pourrait à terme mettre fin à l'envoi de nos carcasses amiantées vers les pays les plus pauvres. Reste que, pour le moment, ils continuent d'y converger. Le « Norway » -ancien « France » -, lui aussi chargé de déchets toxiques, vient d'être racheté pour 12 millions de dollars par un chantier bangladais où, sauf rebondissement, il y sera démantelé...

    Lego renoue avec les profits
    Le groupe Lego, spécialiste des petits bonhommes de plastique et des bloques emboîtables pour enfants, a annoncé avoir renoué avec les profits en 2005, rapporte le Wall Street Journal. Le résultat net total s'élève sur l'année à 80,6 millions de dollars, en nette progression par rapport à 2004, année où le groupe a accusé un déficit de près de 308 millions de dollars, en incluant les coûts de restructuration. En 2006, le fabricant de jouet espère maintenir le cap, mais s'attend à « une année difficile » et souhaite transférer une partie de sa production vers des pays à faibles coûts.

    A demain avec Daniel KRAJKA
    Bertrand BEAUTÉ




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