Donald Trump n’affole pas les investisseurs américains en France

Les dirigeants de filiales américaines implantées en France estiment que la politique du nouveau président ne devrait pas infléchir leurs projets d'investissement. Après quatre années de French bashing, ils se montrent enfin plus optimistes sur l'attractivité de la France 

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Donald Trump n’affole pas les investisseurs américains en France

Pas de panique. Les tweets à répétition du prochain président américain n’inquiètent pas outre mesure les filiales d’entreprises américaines installées en France. Alors que Donald Trump entre officiellement en fonction ce vendredi 20 janvier, les dirigeants de filiales américaines s’attendent dans leur grande majorité à une dégradation de l’image des Etats-Unis en France, selon une enquête de la chambre de commerce américaine en France auprès de 146 de ses membres. Mais majoritairement sans répercussion sur les affaires. 53 % estiment que la politique du nouveau président n’aura pas d’effet sur leurs décisions d’investissement en France. 42 % se montrent plus pessimistes.

"Je ne pense pas que les échanges s’arrêteront", reconnait André Chaillé, le vice-président Europe du sud de Fedex, qui vient d’investir 200 millions d’euros à Roissy. "Les dirigeants d'entreprises sont pragmatiques et raisonnent à long terme quand ils investissent", remarque Robert Vassoyan, le président de Cisco France et président de la chambre de commerce américaine en France AmCham, "il y a pour l’instant des postures mais je ne crois pas que des mesures seront prises contre le libre-échange".

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Après quatre années de french bashing, les entreprises américaines, qui restent les premiers investisseurs et employeurs étrangers en France, se montrent plus positifs sur l'Hexagone. "Il y a un changement significatif de la perception de la France", reconnaît Marc André, associé chez Bain&company qui a coordonné l'étude. Certes l'attractivité de la France reste encore médiocre, vue de l’autre côté de l’Atlantique et les entreprises américaines sont encore plus nombreuses à anticiper une baisse de leurs effectifs en France qu’une hausse dans les deux prochaines années. Mais 30 % des dirigeants de filiales en France jugent que leur maison mère a une bonne image de la France pour y investir. Ils n’étaient que 18 % l’an dernier.

Plus qu'un changement concret, le plus grand optimisme des investisseurs américains tient à la politique attendue du prochain gouvernement. "Quelques soient les résultats de l’élection présidentielle, on a l’impression qu’il y aura une inflexion en faveur d’une politique plus "business friendly"", résume Robert Vassoyan. A trois mois de la présidentielle, les filiales des entreprises américaines y vont donc de leurs propositions. Rien de bien nouveau en la matière. Ramener la fiscalité française dans la moyenne européenne, poursuivre la flexibilisation du code du travail, simplifier les relations avec l’administration : il s’agit de s’attaquer aux "irritants" traditionnels de la France.Les avantages de l'Hexagone sont aussi classiques. Les entreprises américaines et leurs salariés pointent le cadre de vie, la qualité des infrastructures et de la formation de la main d’œuvre.

Le numérique, atout clef

Les entreprises américaines plébiscitent surtout un nouvel atout de la France : le numérique. Un tiers des dirigeants estiment que le pays est " très attractif" et plus de 80 % "attractif" pour la transformation digitale des entreprises, un enjeu de plus en plus stratégique aux yeux des sièges sociaux. "La France a tout pour être un hub digital pour les entreprises américaines en Europe", souligne Marc André.

La politique en faveur de la French tech, l’esprit créatif des ingénieurs français et le dynamisme des créations de start-up portent leurs fruits. Par rapport à 2015, l’image de la France dans le domaine numérique a progressé de près de 10 points auprès des entreprises américaines. De quoi retrouver un nouvel élan, à condition de corriger les autres faiblesses françaises

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