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Diriger le Medef est un sport de combat

Cécile Maillard ,

Publié le

Medef de combat ou Medef de propositions ? Défense ou attaque ? Face à un nouveau président de la République dont les réformes sonnent agréablement aux oreilles des entreprises, le futur patron du Medef devra trouver sa juste place et redéfinir la ligne de l’organisation patronale.

Diriger le Medef est un sport de combat
Pierre Gattaz, président du Medef, justifie ses "combats" par le besoin de contrer les décisions de François Hollande.
© Guittet Pascal Guittet Pascal

Comment exister quand on n’a plus aucune raison de protester ? Huit candidats se sont déjà manifestés pour succéder à Pierre Gattaz, qui quittera la tête du Medef début juillet. Deux poids lourds, qui font figure de favoris – le président de la métallurgie, Alexandre Saubot, et l’entrepreneur Geoffroy Roux de Bézieux, déjà candidat en 2013 –, quatre responsables de Medef territoriaux, et deux membres du sérail.

Le prochain président arrivera dans un contexte politique très différent de celui dans lequel Pierre Gattaz en a pris la tête, en 2013. Le 13 mars, lors de sa conférence de presse mensuelle, il a ainsi résumé son quinquennat : "J’ai fait cinq ans face à François Hollande, avec des attaques répétées, des contraintes complémentaires à gérer, des taxes à éviter, très souvent, trop souvent, en défensif." Mais il estime que cette défense lui a permis de gagner quelques batailles… Pour l’avenir, il préconise "un Medef de conquête et de simplification". Selon lui, le syndicat "va changer de rôle, jouera un rôle plus économique que social. À la tête du Medef, j’ai fait 80 % de social". Ce qu’il semble regretter.

Son successeur, qui pourra décider de s’affranchir de ses conseils, devra, face aux positions d’Emmanuel Macron, repositionner l’organisation patronale. Le chef de l’État n’a pas une grande confiance dans le paritarisme, il l’a beaucoup dit durant sa campagne. Le rôle du Medef, comme celui des syndicats, risque de s’en trouver amoindri. "Le rôle des partenaires sociaux va changer, reconnaît Pierre Gattaz, il y aura moins d’accords nationaux interprofessionnels (ANI)." Ce qui n’a pas l’air de le chagriner. "Nous travaillons, il décide, c’est normal", affirme-t-il à propos de l’exécutif. Quitte à reconnaître les limites de l’action des partenaires sociaux.

Sur l’assurance chômage, le toujours président du Medef estime que syndicats et patronat sont capables de résorber la dette, mais "à leur rythme". "On sait faire de façon kaizen, mais on ne sait pas faire les ruptures. " Dans le dialogue social, il ne jette pas tout : "S’il doit rester une seule chose du paritarisme, c’est la formation. C’est sur les compétences que les ANI peuvent donner leur jus." Les formules de Pierre Gattaz, elles, resteront inégalables. 

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