Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Campus

Deux incubateurs s’allient pour promouvoir les femmes dans les deep tech

Marion Garreau , ,

Publié le

L’incubateur Willa, engagé pour la mixité dans la tech, s’allie à l'accélérateur du plateau de Paris-Saclay IncubAlliance afin de sensibiliser à l’entrepreneuriat les doctorantes et chercheuses travaillant dans les deep tech. Un premier stage intensif de trois jours aura en lieu en janvier.

Deux incubateurs s’allient pour promouvoir les femmes dans les deep tech
L'incubateur Willa organisait, mardi 11 décembre, une matinée de débats sur les femmes dans les deep tech à l'occasion de la présentation de son stage de pré-accélération organisé à Paris-Saclay en janvier.
© Marion Garreau

La tech est un domaine tellement vaste que pour y promouvoir les femmes, les actions ciblées ne peuvent qu’être pertinentes. C’est partant de cette idée que l’incubateur parisien Willa, qui n’accompagne que des start-up dont l’équipe cofondatrice est mixte, a décidé de s’associer avec d’autres incubateurs pour y mener des actions en direction des femmes. Après un premier travail avec l’incubateur pour le sport Tremplin, Willa s’attaque aujourd’hui au monde des deep tech, ces start-up basées sur des innovations technologiques de rupture, souvent issues du monde de la recherche.

Willa s’associe à l’incubateur de start-up technologiques de Paris-Saclay, IncubAlliance, pour y proposer un "bootcamp" de trois jours en janvier 2019. Ce stage intensif, ouvert seulement aux doctorantes, chercheuses et étudiantes de master du campus ayant en tête un projet lié aux deep tech, vise à sensibiliser les participantes à l’entrepreneuriat.

Passer de 8 à 20% de femmes accompagnées en 5 ans

"Ce programme propose aux participantes de tester leur esprit entrepreneurial en les faisant travailler sur les questions de modèle économique, de financement, de propriété intellectuelle, mais aussi sur les thématiques du leadership ou de la conciliation entre vies privée et professionnelle", détaille Sylvia Garzon, co-directrice des programmes chez Willa. A la fin des trois jours d’immersion, les participantes pitcheront leurs projets devant des financeurs, des industriels et des équipes d’IncubAlliance, qu’elles pourront prétendre rejoindre.

Ce projet renvoie à la volonté de l’incubateur de Paris-Saclay d’accompagner plus de femmes. "Depuis notre création, nous avons été en contact avec 75 femmes porteuses de projetsµmais seulement 30 ont finalement été incubées, souligne Corinne Borel, présidente d’IncubAlliance, qui a accompagné plus de 300 start-up en 18 ans d’existence. Cela montre qu’elles ont envie mais qu’elles ne passent pas le cap." Alors qu’il compte aujourd’hui 8% des femmes parmi les porteurs de projets qu’il accompagne, IncubAlliance s’est donné comme objectif de voir ce chiffre grimper à 20% dans les 5 ans.

Un caractère capitalistique qui freine les femmes

Femmes minoritaires dans les écoles de code et d’informatique, primauté des codes masculins dans l’entreprenariat, sexisme dans certaines entreprises de la tech... Les raisons de la difficile percée des femmes dans la tech sont de mieux en mieux connues. Qu’en est-il dans le monde des deep tech ? Niveau étude, selon les chiffres du ministère, les femmes sont également minoritaires en école d’ingénieurs (25%) et en sciences fondamentales et appliquées à l’université (28%), dans lesquelles figurent les mathématiques et les sciences physiques.

Niveau entrepreneuriat, les difficultés semblent exacerbées par les spécificités des deep tech. "Par définition, les projets de deep tech sont davantage portés par la technologie que par les usages, donc on pourrait penser que ce sont des projets moins liés au genre, pointe Corinne Borel. Mais en réalité nous observons que ce monde est encore plus masculin que celui de la tech car le caractère très capitalistique de ces projets freine les femmes, connues pour être plus raisonnables et moins ambitieuses dans leurs levées de fonds." Et d’ajouter : "Les deep tech s’appuyant sur des technologies de rupture, leur cycle entrepreneurial est long avec une prise de risque importante, or il existe chez les femmes des freins culturels à l’appétence au risque."

L’appel à projets pour le Bootcamp, qui devrait être suivi d’autres actions communes des deux incubateurs, est ouvert jusqu’au 14 décembre. Pour celles tentées mais qui n’auraient pas d’idées, la plate-forme Innopreneurs, du réseau C.U.R.I.E, met en relation des chercheurs ou doctorants motivés par l’entrepreneuriat avec des projets innovants issus de la recherche publique mais orphelins. Un moyen de rappeler que l’entrepreneuriat est ouvert à tous les talents. 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les thèmes de L'Usine Campus


Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle