Deux candidats des territoires pour la présidence du Medef

Patrick Martin, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé sa candidature à la présidence du Medef, tandis que Frédéric Motte, président du Medef des Hauts-de-France, le fera officiellement lundi 11 décembre. Tous deux veulent en finir avec les décisions venues de Paris.

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Deux candidats des territoires pour la présidence du Medef
Frédéric Motte, président du Medef des Hauts-de-France Patrick Martin, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes

"Nos adhérents sont estomaqués, désemparés, par la situation, les débats hors sol et très parisiens qui agitent le Medef en ce moment", commente Frédéric Motte, président du Medef des Hauts-de-France. La situation qui tourneboule les patrons, c’est la bataille des statuts qui, une fois de plus, se joue au Medef à quelques mois de l’élection de son nouveau président. Lundi 11 décembre, les 45 membres du conseil exécutif de l’organisation patronale voteront à bulletins secrets pour dire si, oui ou non, ils souhaitent interpréter ou changer les statuts, pour permettre une candidature de Jean-Dominique Senard. Dans une interview au Figaro, le patron de Michelin a confirmé être intéressé par le poste, mais il sera atteint par la limite d’âge en juillet, date de l’élection.

Une première personnalité n’a pas attendu la décision des instances pour faire connaître sa candidature : Patrick Martin, PDG de l’ETI familiale Martin Belaysoud Expansion (distribution de fournitures industrielles). Le président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes a officialisé sa candidature le 5 décembre dans plusieurs quotidiens régionaux. Ce n’est pas un hasard… Patrick Martin veut casser le fonctionnement trop "parisien" du Medef et faire entendre des voix venues d'ailleurs. "Il y a trop d’entre-soi. Cette maison a besoin d’oxygène. Il faut sortir du huis clos, s’extraire des jeux d’appareil", dit-il dans une interview à Ouest France.

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Les corps intermédiaires doivent se renouveler

Frédéric Motte, dirigeant de Cèdres Industrie – un groupement de 24 PME, ensemblier de machines industrielles pour les donneurs d’ordre, 450 salariés, - , devrait annoncer sa candidature lundi 11 décembre, dans la matinée, lors d'une réunion des 12 représentants des territoires au sein du conseil exécutif du Medef – où ils siègent avec les 22 représentants des branches, 10 personnalités qualifiées, et le président du Medef. A la tête de son entreprise depuis 21 ans, maire de sa petite commune de 1995 à 2014, il préside depuis 2013 le Medef de Lille, un Medef territorial riche d’une longue tradition industrielle et d’un patronat plutôt éclairé. Depuis un an, il préside par ailleurs le Medef des Hauts-de-France.

Frédéric Motte se veut le porte-parole à la fois des territoires et des branches : "le Medef repose sur ces deux pieds, on ne peut pas les opposer, ce serait trop clivant". Il entend pousser plus loin le dialogue avec les élus sur la fiscalité locale et réformer l’organisation pour apporter plus de services aux adhérents – il en a mis en place des nouveaux, depuis deux ans, en tant que vice-président du Medef national, en charge de l'animation des territoires. "Face aux enjeux colossaux auxquels font face les entreprises, et à un environnement politique qui a considérablement changé, les corps intermédiaires ne peuvent pas ne pas se renouveler, pour préparer l’avenir en attirant de jeunes entrepreneurs" estime celui qui met en avant les 58 ans qu’il aurait à la fin de son mandat unique à la tête du Medef s'il était élu (sous-entendu, autrement plus jeune qu'un Jean-Dominique Sénard qui en aurait 70).

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