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Destruction, big data ou péage, que faire des 173 portiques de l'écotaxe abandonnée ?

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Publié le

Détruire les 173 portiques érigés dans le cadre du projet d’écotaxe pourrait coûter jusqu’à 13 millions d’euros... qui viendraient s'ajouter aux 80 à 170 millions d'euros qu'a coûté leur installation. Dès lors pourquoi ne pas utiliser les technologies qu'ils portent à des fins d’information et de régulation du trafic ? Les plus pessimistes y voient une opportunité pour installer un péage routier pour tous…

Destruction, big data ou péage, que faire des 173 portiques de l'écotaxe abandonnée ? © Wikimedia commons

Sommaire du dossier

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

1/ Détruire les portiques

Chacun des 173 portiques érigés dans le cadre de feu l’écotaxe a coûté entre 500 000 et un million d’euros. Depuis l’officialisation jeudi 30 octobre de la dénonciation du contrat avec Ecomouv’, l’entreprise privée choisie par le gouvernement Fillon pour assurer la récolte du péage, ils sont devenus inutiles. Problème : le coût du démontage est estimé entre 40 000 et 75 000 euros par portique, soit un total de 7 à 13 millions euros. Il faudrait les désassembler, transporter les éléments par des convois exceptionnels, le tout de nuit, pour ne pas gêner la circulation.

Mais qu'y a-t-il sur ces portiques ? Ecomouv’ avait fait développer par Thales et Steria un ensemble de haute technologie, associant caméras, lasers pour lire les plaques et détecter le gabarit du camion. Ils sont aussi capables de communiquer via DSRC (ondes de courte portée, compatibles avec le système de télépéage autoroutier Liber-t) avec les boîtiers contenant un GPS et les caractéristiques du poids-lourd (type de moteur, nombre d’essieux…) que devaient installer les routiers dans leur véhicule. Ainsi les poids-lourds auraient dû être géolocalisées et ceux n'ayant pas installé ou allumé le boîtier auraient été repérés. Les 173 portiques devaient alors envoyer toutes les données recueillies au centre de traitement d'Ecomouv' à Metz pour la facturation de la taxe et un partage des infractions avec les douanes.

2/ Recueillir des informations sur la circulation

Aujourd’hui, les caméras et lasers des portiques pourraient recueillir les données nécessaires à l'analyse du trafic. Les portiques étant répartis sur les nationales et départementales françaises, les informations générées donneraient une bonne cartographie de l'usage du réseau routier français (heure par heure, type de véhicules...). Département et état pourraient en tirer un outil de régulation du trafic et de réduction des embouteillages. Les portiques pourraient donner des statistiques fiables sur les mouvements quotidiens.

3/ Instaurer un péage

Si cela n’est pas à l’ordre du jour, la technologie embarquée sur les portiques pourrait permettre la mise en place de péages sur les routes, et non plus uniquement sur les autoroutes. A l’instar de ce qui existe pour entrer au cœur de Londres, le système de reconnaissance optique des plaques minéralogiques pourrait être utilisé pour percevoir une redevance. De manière encore plus simple, la balise DSRC pourrait être mise à contribution, à condition qu'un boîtier de type télépéage soit installé dans chaque véhicule. 

Patrice Desmedt

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1 commentaire

Nom profil

03/11/2014 - 08h44 -

Excellentes idées : à défaut de taxer les poids lourds, taxons les poids légers ou espionnons les.
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