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Election présidentielle 2017

Des partenaires européens compréhensifs

Solène Davesne , ,

Publié le

Des partenaires européens compréhensifs © European Union 2013 - EP Louise WEISS building - Architecture Studio

Dans les capitales européennes, le soulagement est à la hauteur des inquiétudes. À l’annonce du résultat du premier tour, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n’a pas résisté à féliciter Emmanuel Macron, une entorse à la réserve habituelle de Bruxelles face aux scrutins nationaux. Martin Schulz, le candidat de la gauche aux législatives de septembre en Allemagne, lui a emboîté le pas. Le redouté ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, chrétien-démocrate (CDU), avait déjà apporté son soutien au candidat d’En Marche ! avant le scrutin. Pro-européen enthousiaste, Emmanuel Macron a les faveurs de ses partenaires de l’Union. Pour autant, sa proposition de doter la zone euro d’un budget commun piloté par un ministre des Finances de la zone euro, afin de financer des grands projets d’investissement, ne déclenche pas l’enthousiasme de Berlin, qui craint de devoir payer pour les autres. Le sujet est sur la table depuis des années. Toutefois, "il est possible d’arriver à un accord. L’Allemagne est prête à discuter de tout, si la confiance est rétablie", estime Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert Schuman, selon qui "la voix de la France a été absente depuis plusieurs années sur les grands sujets européens".

D'abord réformer la France

En 2012, François Hollande avait échoué dans sa tentative de réécrire le traité budgétaire. Cette fois, le contexte est plus favorable. Avec un déficit de ses comptes publics qui devrait être inférieur à 3 % de son PIB en 2017, la France devrait enfin rentrer dans le rang au niveau budgétaire. Emmanuel Macron entend surtout changer de méthode. Pas question de renverser la table. L’ancien ministre de l’Économie estime que la France doit d’abord se réformer pour rétablir la confiance. Et faire bouger ses partenaires. Une façon d’avancer par petits pas qui prendra du temps. "Les Allemands ont le sentiment d’avoir fait beaucoup de concessions à la France, en acceptant l’application ultra-flexible du pacte de stabilité, la politique de la Banque centrale européenne, le sauvetage de la Grèce, tempère Yves Bertoncini, le directeur de l’Institut Jacques Delors. Ils auront du mal à aller plus loin, sans de sérieux gages."

Des avancées rapides sont en revanche plus probables en matière de défense et de protection des frontières. La sortie des Britanniques de l’Union européenne et les déclarations de Donald Trump soufflant le chaud et le froid sur l’avenir de l’Otan incitent les Européens à aller de l’avant. La création d’un fonds de 5 milliards d’euros pour la défense et le déploiement de gardes-frontières européens, qui figure dans le programme d’En Marche ! sont déjà bien engagés. L’autre volet concernant l’Europe protectrice risque de demander plus de force de persuasion. L’Italie et l’Allemagne défendent la mise en place d’un contrôle des investissements étrangers similaire à celui défendu par Emmanuel Macron. Mais l’ancien ministre de l’Économie a déjà fait l’expérience des profondes divisions entre les États membres sur le renforcement des instruments anti-dumping lors de la crise de l’acier au printemps 2016...

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