Technos et Innovations

Des chercheurs créent par hasard l’alliage de l’armure d’Iron Man

Myrtille Delamarche , , , ,

Publié le

A défaut de son armure, dont le mini-réacteur Ark reste un mystère, il sera peut-être possible d’avoir bientôt la prothèse de hanche d’Iron Man. Des chercheurs de la Rice University aux Etats-Unis ont créé l’émoi chez les amateurs de science-fiction en perçant le secret du mystérieux alliage d’or et de titane dont est constituée l’armure du super-héros rouge et doré de Marvel.

Des chercheurs créent par hasard l’alliage de l’armure d’Iron Man © Flickr - chris Doornbos

L’armure haute-technologie du super-héros Iron Man, constituée d’un alliage d’or et de titane à la résistance extraordinaire, n’est plus – tout à fait – de la science-fiction. Des chercheurs de la Rice University de Houston (Texas, Etats-Unis) ont découvert par hasard un alliage d’or et de titane près de 4 fois plus dur que le titane.

C’est en essayant, sans succès, de réduire en poudre l’alliage sur lequel ils travaillaient pour en étudier la structure cristalline que les chercheurs ont découvert, par hasard, la très forte résistance du matériau. Une constatation étonnante, car si le titane est connu pour sa dureté – il est utilisé en alliage pour des blindages -, ce n’est pas du tout le cas de l’or.

Une structure atomique distincte

En fait, au lieu de l’alliage à 50/50 qu’ils souhaitaient étudier pour son magnétisme, l’échantillon s’est révélé être composé de trois parts de titane pour une part d’or (Ti3Au), et s’être cristallisé d’une façon particulière. Cette cristallisation cubique en phase bêta, et non en phase alpha, s’explique, selon les chercheurs, par la haute température utilisée lors de la synthèse des deux métaux. Dans le nouvel alliage, les atomes sont organisés en un polyhèdre dans lequel les liaisons des atomes d’or et de titane sont différentes, et plus courtes qu’en phase alpha, ce qui augmente sa résistance à la dislocation.

Outre sa résistance exceptionnelle, le fait que ce nouvel alliage soit composé de deux matériaux biocompatibles (résistance à la corrosion, non-toxicité…) et sa capacité d’adhérence aux céramiques et à l’os en font un excellent candidat pour des implants et des prothèses médicales. Ce, même sans réacteur Ark intégré.

Myrtille Delamarche

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