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Depuis 25 ans, les inégalités de salaires sont stables en France

Solène Davesne ,

Publié le

Contrairement aux Etats-Unis, le marché du travail s’est peu polarisé dans l’Hexagone, selon l’Insee.

Depuis 25 ans, les inégalités de salaires sont stables en France © Insee

Aux Etats-Unis, la part des emplois aux deux extrêmes de l’échelle de salaires, les moins qualifiés et les plus qualifiés, ont progressé ces dernières années, au détriment des emplois intermédiaires. La polarisation est plus difficile à observer en France, estime l’Insee dans l’étude annuelle "Portrait social". Entre 1988 et 2014, la part des catégories socio-professionnelles les mieux rémunérés a certes progressé dans l’emploi total. Les ingénieurs et cadres techniques représentent ainsi 8,4 % de l’emploi en 2014 contre 3,5 % en 1988 ; Les cadres administratifs et commerciaux représentent eux 8,5 % de l’emploi en France contre 4,6 % 25 ans auparavant.

Mais dans le même temps, les emplois les moins rémunérés ont vu leur part réduire dans l’emploi total. C’est le cas en particulier des ouvriers de l’industrie, dont le nombre a reculé de 15,1 % du total des salariés français en 1988 à 5,2 % en 2014. "L’évolution de l’emploi ne décrit pas de courbe en U comme aux Etats-Unis. L’emploi salarié progresse  pour les hauts niveaux de salaire mais la part des rémunérations intermédiaires a moins décru que celles de leurs homologues moins bien payés", soulignent les chercheurs de l’Insee, qui pointent toutefois un bémol puisque l’étude ne tient pas compte de l’évolution des emplois créés à domicile sur la période, en forte progression.

Logiquement, une hausse de la part des emplois les plus qualifiés aurait dû aboutir à une plus hausse des inégalités salariales en France. Or, la distribution des revenus est restée stable en France depuis 25 ans, note l’institut de statistique. Avec la hausse des niveaux de formation, "l’offre de travail qualifié a progressé plus vite que la demande et les prix du facteur travail selon la qualification se sont donc ajustés", estime l’Insee. Même si l’automatisation favorise les emplois les plus qualifiés, l’Insee pointe aussi le rôle des différences institutionnelles. "Le niveau relativement élevé du SMIC tend à comprimer la distribution des salaires en France".

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