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PME-ETI

Dans une ambiance très rock, Bpifrance marie l’ancien monde et le nouveau

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Publié le , mis à jour le 26/05/2016 À 10H37

Une grande scène à l’AccorHotels Arena de Bercy et un networking géant entre grands groupes, ETI, start-up et financeurs, c’est l’événement impressionnant qu’organise Bpifrance pendant deux jours à Paris pour "changer le monde". Ce 25 mai, Isabelle Kocher, la patronne d’Engie est notamment venue (sérieusement) jouer le jeu.

Dans une ambiance très rock, Bpifrance marie l’ancien monde et le nouveau © Bpifrance Twitter

Les entreprises citées

Une scène de rock stars accueille, ces 25 et 26 mai, patrons du CAC 40 comme fondateurs de start-up à l’AccorHotels Arena de Paris Bercy. Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance semble avoir une fois de plus réussi un joli coup avec son BIG (Bpifrance inno génération).

C’est Sébastien Bazin, patron d’AccorHotels (et donc un peu chez lui) qui s’est le premier lancé pour expliquer comment il va "changer le monde". C’est le thème imposé d’une plénière non-stop de deux jours où des dirigeants de multinationales et de pépites se succèdent dans un format au cordeau qui concède 8 minutes à chacun. Sébastien Bazin, c’est plutôt son entreprise qu’il doit changer que le monde. Car sur le sujet de l’hébergement il est aux premières loges pour constater les impacts des révolutions en cours. Face aux jeunes patrons de la Silicon Valley qui ont bouleversé son business "dont certains sont impressionnants et d’autres un peu décevants" (il les a rencontrés), il affirme que son rôle est "d’emmener ses collaborateurs là où ils ne sont jamais allé".

Interdit de ne pas essayer

La patronne d’Engie, Isabelle Kocher estime, elle, que son challenge est "de répondre au défi planétaire du changement climatique". Le modèle décarboné, décentralisée de l’énergie qui s’annonce est tout l’enjeu de sa propre transformation. Elle explique que "la  stratégie de l’entreprise doit être portée par une exécution cohérente" et rappelle que son groupe prévoit "de se délester de 15 milliards d’euros d’actifs et d’investir 22 milliards dans de  nouvelles solutions".  Mais ces solutions ne sont pas toutes disponibles dans l’entreprise, d’où l’intérêt de faire se rencontrer ces groupes anciens qui veulent changer et des start-up porteuses d’innovations.

 

 

BIG ce n’est donc pas que des plénières, c’est aussi des rencontres business. Après avoir fait leur speech, les intervenants du vieux monde et leurs cadres se retrouvent dans des espaces dédiés à des speed-datings. Les petites entreprises ont postulé par internet à des entrevues de 15 minutes avec des responsables de grands groupes.  Derrière la grande scène,  Antoine Lleu, responsable client de Talent, une jeune market place de recrutement de profil high tech, attend car il a décroché un rendez-vous avec le responsable recrutement d’Orange "J’aurais préféré voir la DRH mais il n’y avait que le directeur des achats disponible, je voudrais lui présenter ma solution pour qu’il nous référence comme un partenaire." 

 

 

Il n’y a pas que les technologies qui sont une promesse d’innovation, le recrutement des nouveaux talents c’est aussi le nerf de la guerre pour ces groupes qui affrontent le grand vent de la digitalisation. Isabelle Kocher l’a rappelé : "ce qui est important dans le projet c’est la communauté humaine. Nous devons passer d’une culture "interdit de rater" à une culture "interdit de ne pas essayer". Je rêve qu’Engie soit désormais pour les jeunes 'the place to be'".

Un mini-moi en 3D

Au-delà des speed-dating, Bpifrance a aussi aménagé des espaces pour les jeunes entreprises innovantes qu’elle soutient. Une certaine effervescence règne autour du stand de Fabzat qui crée des "mini-moi" des visiteurs en les scannant et imprimant leur figurine en 3D et en couleur en 15 minutes chrono. Harold Parisot, président du Chinese business club (un club d’affaires franco-chinois) s’est prêté au jeu et attend son effigie tout en hélant Jean-Charles Decaux qui passe dans les travées pour le convaincre de rejoindre son club. Un lieu assez select où Bruno Bézard, ex-directeur du trésor, rencontrait régulièrement le patron du fond d’investissement franco-chinois Cathay Capital qu’il vient de rejoindre.

Le long des gradins de l’Arena, toutes les antennes de Bpifrance en région sont présentes pour fludifier les relations entre ce petit monde des entreprises innovantes et les ETI et grandes entreprises invitées. On peut aussi se rencontrer entre start-up et pitcher face à des VC français et internationaux présents sur l’événement. Entre deux rendez-vous, dans des bulles transparentes des ateliers se tiennent sur diverses problématiques de business. A l’Accorhotels Arena, c’est la foire aux idées. Le 26 mai sont encore attendus entre autres Xavier Niel (Free), Gilles Pelisson (TFI) et tous ceux qui prendront peut-être un jour leur place... ou les feront grandir. A condition d’innover.

Anne-Sophie Bellaiche

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