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L'Usine Matières premières

Crise des "gilets jaunes" et déficit d'investissements... le secteur des travaux publics est inquiet

Rémi Amalvy , , ,

Publié le

Le secteur des travaux publics a présenté son bilan pour 2018 et ses perspectives 2019 ce 10 janvier. Malgré un chiffre d'affaires en hausse en grande partie grâce aux collectivités locales, des inquiétudes se font sentir à propos des financements publics des projets d'infrastructures, dont une partie risque d'être réallouée aux mesures prises pour répondre aux "gilets jaunes". 

Crise des gilets jaunes et déficit d'investissements... le secteur des travaux publics est inquiet
Malgré un chiffre d'affaire en hausse, le secteur des travaux publics est inquiet.
© Pixabay

40% du réseau de canalisations de l'eau potable a plus de 40 ans. 53% des routes nationales et 25% des départementales sont en mauvais état, l'âge moyen des voies ferroviaires est de 30 ans, et 22% ont atteint leur durée de vie maximum, l''âge moyen de l'éclairage public, qui représente plus de 40% de la consommation électrique d'une commune, est également de 30 ans...

Avec cette litanie de chiffres, la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP) tire la sonnette d'alarme sur "une décennie de sous-investissement". Les besoins sont "criants", l'investissement en infrastructures étant considéré comme "garant de développement économique, de cohésion territoriale et d'un certain niveau de qualité de vie exigés par les Français". Lueur au bout du tunnel, la loi d'orientation des mobilités, en "fixant les grandes priorités d'investissement de l'Etat pour les 5 prochaines années", devrait constituer "une avancée importante pour la politique d’infrastructures".

Grâce à leur mobilisation, les "gilets jaunes" ont réussi, en partie, à replacer la question des territoires au centre des préoccupations. Une aubaine pour le secteur des travaux publics, ses revendications convergeant avec une partie de celles des manifestants. Mais ironiquement, "la trajectoire financière inscrite dans la loi d'orientation des mobilités est menacée par les mesures budgétaires prises pour répondre aux revendications des 'gilets jaunes' ". "Il serait paradoxal que nous soyons les dindons de la farce", souligne Bruno Cavagné, président de la FNTP.

"Redonner des marges de manœuvre et des libertés aux collectivités"

Le "grand débat national" du gouvernement, qui se déroulera dans les territoires, apportera de premières réponses. Pour la FNTP, "les solutions pour rétablir de la cohésion territoriale et pour apporter une partie de la réponse au mouvement des gilets jaunes passeront par l'échelon local et par l'investissement en infrastructures". Il sera nécessaire de "redonner des marges de manœuvre et des libertés aux collectivités", mieux "soutenir les plans d’investissements dans les infrastructures" et "faciliter l’accès au cofinancement en matière de mobilité", notamment grâce à la nouvelle Agence de cohésion des territoires.

Mais quelques inquiétudes demeurent quant aux subventions de l’Etat. L’organe qui s’en occupe, l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), devrait voir son budget augmenter de 300 millions d’euros par rapport à 2018, pour un total de 2,7 milliards. Mais le vote de celui-ci a été reporté à fin janvier, et des incertitudes demeurent sur son financement, suite au gel de l’augmentation de la taxe sur le pétrole... une autre conséquence de la crise des gilets jaunes.

Retour à la croissance

Les travaux publics ont toutefois renoué avec la croissance en 2018. Les estimations font état d’un chiffre d’affaire annuel de 41 milliards d’euros, soit une augmentation de 7% par rapport à 2017. On est encore loin du record de presque 49 milliards de 2007, mais la dynamique positive démarrée après 2016 et ses mauvais chiffres (moins de 37 milliards) se poursuit, et devrait continuer en 2019.

Les commandes des collectivités locales, principaux acteurs de cette croissance, représentent 41% de l’activité du secteur. Leurs dépenses ont augmenté de 5,8% en 2018 pour un total d'environ 45 milliards d'euros, et devraient croître de 5% en 2019. Si on ajoute les investissements du Grand Paris, véritable moteur de l’activité en ÎIe-de-France, ces chiffres passent à  +7,4% en 2018 (soit 2,47 milliards d’euros pour environ 57 milliards d'euros) et +6,3% en 2019 (3,41 milliards). 

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