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Craignant un "Brexit dur", les grands patrons britanniques réclament un nouveau vote

Rémi Amalvy , ,

Publié le

Vu sur le web Le Sunday Times a publié le 4 novembre une lettre ouverte signée par plus de 70 grands chefs d'entreprises britanniques. Ils craignent un "Brexit dur" et souhaitent qu'un nouveau vote soit organisé.

Craignant un Brexit dur, les grands patrons britanniques réclament un nouveau vote
De plus en plus de voix britanniques demandent un nouveau vote sur le Brexit
© Colin / Wikimedia Commons

En plein contexte de négociation sur les conditions d’entrée en vigueur du Brexit, plus de 70 grands chefs d’entreprises britanniques ont publié dans le Sunday Times une lettre ouverte à leur gouvernement. Ils craignent un "Brexit dur", et souhaitent que les électeurs puissent à nouveau voter, cette fois sur les mesures du futur accord.

Parmi les signataires, on retrouve Justin King, ancien patron des supermarchés Sainsbury’s, Richard Reed, cofondateur des boissons Innocent, Martha Lane Fox, fondatrice du voyagiste en ligne Lastminute, ou encore Paul Myners, ancien dirigeant de Marks and Spencer. Pour le moment, la Première ministre Theresa May n’a pas retenu l’idée.

Un Brexit dur et destructif

Alors qu'il avait été promis que "si le pays votait en faveur du Brexit, les relations commerciales avec l'Union européenne continueraient à être fluides", la lettre s’inquiète qu’"en dépit des efforts du premier ministre, les propositions en cours de négociation entre le gouvernement et la Commission européenne sont loin de le garantir et les conditions ne seront pas aussi bonnes qu'actuellement". Selon elle, le Royaume-Uni pourrait subir un "Brexit dur et destructif". En conséquence, "le choix final devrait revenir au peuple grâce à un vote".

Cette lettre a été publiée en association avec la campagne The People’s Vote. Se revendiquant transpartisane, elle souhaite l’organisation d’un nouveau scrutin afin que les conditions du Brexit de 2016 soient scrupuleusement appliquées. En parallèle, un mouvement nommé Business for a People’s Vote sera lancé le 8 novembre.

Pas de second vote pour Theresa May

Actuellement, la classe politique ne semble absolument pas réceptive à cette proposition. Le leader travailliste de l’opposition Jeremy Corbyn a par exemple expliqué que les résultats du vote de 2016 devaient être respectés, et qu’il ne fallait pas donc pas revenir dessus.

Selon Theresa May, demander au public de voter une nouvelle fois reviendrait à trahir sa confiance. Interrogée par la BBC, une source anonyme du 10 Downing Street (résidence du Premier Ministre britannique) raconte : "La Première ministre a été claire, pas de second référendum. Nous avons déjà eu un vote, c’était en juin 2016".

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