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[Covid-19] "En France, des débats sur les modèles de demain, à l'international une compétition exacerbée", selon Thomas Gomart, directeur de l'Ifri

Eric Saudemont , , , ,

Publié le

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Entretien Alors que les Etats-Unis ont renoncé à assumer tout leadership dans la gestion de la crise liée au coronavirus, c'est l'Europe qui pourrait bien faire les frais - tant sur le plan économique qu'industriel - de la "redistribution de puissance" à laquelle nous sommes en train d'assister, analyse Thomas Gomart, directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Historien et spécialiste de géopolitique, Thomas Gomart est notamment l'auteur de " L’Affolement du monde, 10 enjeux géopolitiques" ( Tallandier/2019).

Ce qui se joue en arrière-plan de cette crise, c’est la bataille pour la suprématie technologique entre la Chine et les Etats-Unis, selon Thomas Gomart, directeur de l'Ifri
La Chine, qui a l’ambition d’être la première puissance mondiale en 2049, devrait chercher à exploiter le chaos provoqué par la pandémie du coronavirus pour accélérer son émergence, estime Thomas Gomart, directeur de l'Ifri.
© EMILIE MOYSSON

L’Usine Nouvelle. - Quel regard portez-vous, en tant qu’historien des relations internationales, sur le monde de l’après-crise du coronavirus ?

Thomas Gomart. - Nous sommes entrés dans un continuum dont il est très difficile de prévoir le terme. Si l’on se réfère à l’analogie de la « guerre », choisie au début de la crise par les autorités françaises, il faut se rappeler qu’en août 1914, personne n’imaginait que le conflit qui venait de débuter allait durer quatre années. Il est très difficile aussi de prévoir ce que sera la nouvelle normalité, et quand on s’y considérera. En France, en particulier, les débats portent principalement sur les modèles de demain, les nouvelles formes du capitalisme ou encore les futurs mécanismes économiques. Cependant, nous sommes à présent dans une logique de concurrence internationale exacerbée et de compétition qui est en train de virer, par certains aspects, à la confrontation. Le sujet principal aujourd’hui c’est bien la redistribution de puissance à laquelle nous sommes en train d’assister. Nous sommes face à une crise techno-sanitaire : sanitaire dans ses causes et technologique dans ses effets.

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