COP21 : Vingt-et-une villes engagent 5,2 milliards de dollars pour améliorer leur résilience

Sous l’impulsion du réseau 100 Resilient Cities, 21 métropoles mondiales se sont engagées, pendant la COP21, à consacrer 10% de leur budget à des projets de résilience urbaine.Pour faire face à des chocs climatiques, économiques ou sociaux. 

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Crédits : Ville Issy-les-Moulineaux


Les maires des grandes villes mondiales s’engagent pour améliorer leur résistance face aux événements climatiques et sociaux. Sous l’impulsion de l’association "100 Resilient Cities", soutenue par la fondation Rockefeller, 21 maires ont signé, le 2 décembre en marge de la COP21, la "promesse de 10% résilience".

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Ils s’engagent à orienter 10% de leur budget annuel vers des projets améliorant la résilience de leur ville. Cet engagement représente un total de 5,2 milliards de dollars que les métropoles vont utiliser pour améliorer leurs infrastructures.

"La résilience urbaine, c’est la capacité d’une ville à faire face à un désastre, comme un tremblement de terre ou une inondation, a expliqué Michael Berkowitz, le président du réseau 100 Resilient Cities. Mais aussi de faire face à des désastres sur la durée. Par exemple la disparition d’une industrie, comme à Detroit avec le départ des usines automobiles."

Le réseau conseille d’adopter une approche globale de la résilience, en prenant en compte aussi bien le facteur climatique, que social ou économique. En signant la promesse des 10%, les villes prennent l’engagement de flécher une partie de leur budget vers la résilience d’ici le début de l’année 2017.

En contrepartie, l’association 1000 Resilient cities leur donne accès à des services d’expertise pour mettre en place leur stratégie de résilience.

Paris, ville résiliente

Paris a fait partie des dernières métropoles à s’engager avant l’annonce. Et les attentats du 13 novembre dernier ont donné une couleur plus tragique à l’événement. "Ce qu’a montré Paris ces derniers jours, c’est que l’on peut être optimiste sur notre résilience", a déclaré Célia Blauel, la maire adjointe à l’environnement de Paris, après avoir décrit l’élan de solidarité des parisiens vis-à-vis des victimes.

Pour la capitale française, cet engagement vise à travailler sur plusieurs sujets visant à protéger les parisiens. D’abord en trouvant des solutions contre les grands risques climatiques comme les périodes de canicule ou de crue de la Seine.

Mais aussi de prendre en compte la raréfaction des ressources naturelles, ou encore les moyens d’accueillir plus de réfugiés, etc. "Ces projets nécessitent de l’investissement, a repris Célia Blauel. Malgré les budgets restreints, la ville de Paris s’est engagée à mettre 10% de son budget sur des actions de résilience."

Chaque ville s’engage sur des domaines qui lui sont spécifiques. La ville de Rotterdam (Pays-Bas) doit faire face au risque posé par la proximité de la mer, certains quartiers de la ville se trouvant jusqu’à six mètres en dessous du niveau de l’eau. Pourtant, pour son maire Ahmed Aboutaleb, l’un des principaux sujets de résilience concerne l’éducation. "Une cité éduquée peut trouver les moyens de construire des systèmes contre la montée de l’eau", explique-t-il.

Tous les continents sont représentés parmi les vingt-et-un signataires de la promesse, de l’Afrique à l’Asie, en passant par les Amériques. Reste à savoir si les alternances municipales ne risquent pas de mettre un coup de canif dans les différents contrats d’engagement.

Arnaud Dumas

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