Economie

Compétitivité : pourquoi le Made in France est un faux combat

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Publié le , mis à jour le 05/11/2013 À 16H06

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Made in France Renault attaqué par Marine Le Pen pour son investissement en Algérie ? Pour le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, Emmanuel Macron, c'est une "ânerie". Se confiant au journal  Le Monde , il poursuit : "l’ouverture de cette usine est au contraire une très bonne nouvelle pour la France. Les  voitures  assemblées à Oran l’étaient auparavant en  Turquie  et en  Roumanie , il n’y a donc pas de perte pour notre pays. (...) La France ne doit pas  avoir  peur de  produire  à l’étranger car cela crée de l’adhérence avec notre économie. Mais à la condition que nous gardions la propriété intellectuelle." Son discours tranche avec celui de son prédecesseur qui faisait du "produire en France" un mantra. La promotion du "made in France", sa défense sont simples à comprendre mais ils sont trop simplistes. Ils nient la réalité des chaînes de valeur industrielles modernes. Si l'on veut défendre le Made in France, il faut comprendre que l'avenir de notre industrie passe par l'international, que le "made in France" doit se marier au "made in monde". C'était d'ailleurs le thème de  nos Assises de l'Industrie  2013.  

Compétitivité : pourquoi le Made in France est un faux combat © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle
Le "made in" veut-il encore dire quelque chose ? À celui qui regarde honnêtement de quoi sont faits nos automobiles, avions, plats préparés, objets électroniques et autres vêtements, cette question se pose de plus en plus vivement. Qui sait, par exemple, que le Porsche Cayenne avant de se faire assembler en Allemagne voit le jour sur le territoire slovaque ? Qui savait, avant le scandale de la viande de cheval, que nos industriels de l’agroalimentaire n’hésitaient pas à aller chercher très loin leur "matière première" jusqu’en Roumanie ou jusqu’au Brésil ? Qui soupçonne que sous le capot de la Toyota Yaris "made in France" se côtoient des composants de multiples nationalités ? Peu de monde en vérité. Les chemins du commerce mondial sont devenus trop complexes pour qu’on les appréhende[…]
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