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Compétitivité : deux ans après le rapport Gallois, l'industrie attend toujours ses effets

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L'Usine Nouvelle organise ses Assises de l'Industrie ce mecredi 5 novembre sur le thème du "comment (re)produire en France". L'occasion de dresser un rapide bilan du rapport Gallois deux ans après son lancement. Si beaucoup de mesures sont en cours de déploiement, ses effets ne se font pas encore sentir. Normal, redresser la compétitivité d'un pays est oeuvre de long terme. En attendant, c'est aux entreprises de se prendre en mai. Et de se réformer. 

Compétitivité : deux ans après le rapport Gallois, l'industrie attend toujours ses effets © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

L’industrie deux ans après le rapport Gallois, combien de divisions ? Bien peu si l’on regarde les chiffres. La part de ce secteur dans le PIB vivote autour des 12 % ; l’emploi industriel ne cesse de reculer, avec près de 100 000 suppressions en deux ans ; quant à l’investissement, l’électroencéphalograme est désespérément plat. Alors, fut-il inutile, ce rapport Gallois ? Personne n’oserait l’affirmer. Certes, le choc de compétitivité prôné n’a pas eu lieu, mais l’idée selon laquelle les entreprises sont une partie de la solution à nos problèmes a fait son chemin dans les esprits de nos politiques et de nos concitoyens. C’est beaucoup. D’autant que sur les 22 mesures du rapport Gallois, un bon nombre sont en cours de production.

Prenons-en deux. Les transferts de charges, d’abord. S’ils ont mis du temps à se concrétiser, ils commencent à alléger le compte de résultat de bon nombre d’entreprises, notamment grâce au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice). Ce n’est pas suffisant pour redresser les marges, pas encore, mais le chemin emprunté est le bon. Deuxième mesure : la simplification des procédures administratives. Ce chantier a été pris en main par Thierry Mandon et un patron, Guillaume Poitrinal. Sur ce front, les choses avancent, à petits pas, mais elles avancent [lire pages 56-57].

Bref, s’il n’a pas encore produit ses effets, le rapport Gallois est loin d’avoir été enterré. Une bonne partie des mesures proposées sont en cours de déploiement. Chacun peut d’ailleurs comprendre que tout cela mettra du temps à se traduire en bénéfices sonnants et trébuchants, que redresser la compétitivité d’un pays entier est œuvre de long terme. D’ici là, les entreprises ne peuvent compter que sur elles-mêmes et prendre leur part du chantier de la compétitivité.

Comprendre que ce sujet n’est pas seulement une affaire d’État, une question de réglementation (même si, en la matière, les entreprises françaises ont un peu plus que leur compte), mais également un sujet de stratégie, de positionnement produits, d’organisation, d’innovation, comme le montre notre dossier spécial réalisé à l’occasion de nos Assises de l’industrie. La compétitivité d’un pays ne se fabrique pas seulement sous les salons dorés des ministères à Paris, mais elle se construit aussi dans les usines et les centres R & D de nos industriels.

Thibaut de Jaegher

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