Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Compétitivité, compétences... L’industrie n’est pas tirée d’affaires

Arnaud Dumas

Publié le

La croissance mondiale et la faiblesse des taux d’intérêt ont permis à l’industrie française de redresser la tête. Elle n’a pourtant pas encore gagné la bataille de la compétitivité, estime France industrie, qui milite pour réduire la fiscalité de production et alléger les prélèvements sur les salaires intermédiaires.  

Compétitivité, compétences... L’industrie n’est pas tirée d’affaires
Pour Philippe Varin, le président de France industrie, la compétitivité de l'industrie française n'est pas au niveau.
© STEPHANIE JAYET STEPHANIE JAYET

L’industrie va mieux, mais elle n’est pas encore tirée d’affaires. C’est ce que constate France Industrie, l’organe qui réunit le Cercle de l’industrie et le Groupe des fédérations industrielles (GFI), à l’occasion de la semaine de l’industrie, qui se tient du 26 au 30 mars.

La compétitivité de la production française inquiète en effet encore les industriels. "Les prélèvements obligatoires en France restent de quatre points supérieurs à ceux des concurrents européens et les marges de trois points inférieures", remarque Philippe Varin, le président de France industrie.

L’année 2017 très porteuse

L’année 2017 s’est pourtant révélée très porteuse pour l’industrie française. "Surtout au niveau de l’emploi, remarque Denis Ferrand, le directeur général de COE Rexecode. L’industrie est redevenue créatrice nette d’emploi, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps."

Même chose du côté des marges. Les taux de marges se sont redressés dans l’industrie manufacturière, mais sans pour autant parvenir à réduire l’écart avec l’Allemagne.

"La reprise jusqu’à maintenant est essentiellement due à des facteurs extérieurs, comme la croissance mondiale et la faiblesse des taux d’intérêts, soutient Philippe Varin. Mais on sait que cela ne durera pas, il faut donc travailler pour être prêt à faire face à un retournement."

Le lobby industriel enfourche deux chevaux de bataille pour redresser la compétitivité. La réduction du coût du travail sur les salaires intermédiaires pour commencer, alors que le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) n’a allégé les prélèvements que sur les plus bas salaires.

Le CICE ne résout pas le problème de la compétitivité

"Le CICE ne traite que le problème de l’emploi à court terme, martèle Pierre-André de Chalendar, le président de Saint Gobain et le co-président de la Fabrique de l’industrie. Pour les salaires intermédiaires, il y a peut-être moins d’effet à court terme, mais les études montrent que cela crée de l’emploi plus tard. Il faut donc aller au-delà du CICE, avec des réductions de charge pour les salaires jusqu’à 3 ou 3,5 fois le Smic."

Les taxes sur la production, assises sur le chiffre d’affaires des entreprises et non sur leur résultat, crispent également les industriels. Le gouvernement a confié au Conseil national de l’industrie une mission sur le sujet de la fiscalité de la production, dirigée par Yves Dubief, le président de Thentorey et de l’Union des industries textiles, et par Jacques Le Pape, inspecteur général des finances. "Nous espérons pouvoir faire des propositions opérationnelles, avec une première traduction dans le projet de loi de finances 2019 et une trajectoire de baisse pour la suite", assure Yves Dubief.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle