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Election présidentielle 2017

[Comparons les programmes] Comment les candidats veulent-ils soutenir le "made in France" ?

Solène Davesne

Publié le

A J-9 du premier tour de l'élection présidentielle, la rédaction de L'Usine Nouvelle vous propose de comparer point par point les programmes des principaux candidats. Comment François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon veulent-ils protéger le "made in France" ?

FRANÇOIS FILLON

Le candidat des républicains veut renforcer les exigences de réciprocité au niveau européen en matière d’ouvertures des marchés. Il entend aussi développer une réponse européenne commune face à l’application extraterritoriale de lois américaines, en matière de lutte contre la corruption et d’embargos. 

 

BENOÎT HAMON

Le candidat veut suspendre le Ceta, l’accord de libre-échange signé avec le Canada, qui doit encore être ratifié par le parlement français. Pour donner la priorité au "made in France", il veut réserver 50 % des marchés publics aux PME et soutient au niveau européen un "buy european act". Afin de décourager les entreprises de procéder à des délocalisations, celles-ci devront rembourser les aides publiques perçues. 

 

MARINE LE PEN

La candidate veut taxer à 3 % les importations, une taxe « dérisoire » selon elle. Les droits de douanes pourraient même atteindre 35 % en cas de délocalisation. Marine Le Pen veut aussi privilégier les entreprises françaises dans la commande publique. Les marchés publics devraient être réservés aux produits « made in France », même si ceux-ci sont jusqu’à 25 % plus chers que les produits fabriqués à l’étranger. La candidate prône un étiquetage du « made in » sur tous les produits. 

 

EMMANUEL MACRON

Le candidat d’En marche ! défend la création d’une structure de contrôle des investissements étrangers au niveau européen pour protéger les secteurs stratégiques, notamment de l'appétit des groupes chinois. Il veut défendre à Bruxelles un renforcement des procédures européennes anti-dumping et un "buy european act"  réservant l’accès des marchés publics aux entreprises réalisant au moins la moitié de leur production en Europe. 

JEAN-LUC MÉLENCHON

Le candidat défend un « protectionnisme solidaire ». Son programme prévoit de rétablir les droits de douane aux frontières, y compris avec le reste de l’Union européenne et de mettre en place une taxe écologique aux frontières ainsi qu’une taxe sociale aux frontières, qui s’appliquerait pour les pays ne respectant pas un certain nombre de droits sociaux. Il prévoit aussi de taxer les importations des entreprises ayant délocalisé pour alimenter un fonds de lutte contre les délocalisations. 

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