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Comment Macron veut faire de la France "le leader de l’hyper-innovation"

Solène Davesne , ,

Publié le

En déplacement au salon Viva Technology, le président de la République a détaillé ses mesures favorables aux start-up et lancé un appel pour attirer les entrepreneurs étrangers. 

Comment Macron veut faire de la France le leader de l’hyper-innovation

Dans les allées de VivaTech, le salon de la High tech et du numérique de la porte de Versailles à Paris, Emmanuel Macron est en terrain conquis. Le président de la République s’est offert pendant près de trois heures un bain de foule au milieu des entrepreneurs et des selfies en pagaille. Le "Consumer electronic show français" selon son équipe est un peu son salon de l’agriculture. "Il y a de très fortes attentes mutuelles", reconnaissait-on dans son équipe. A quelques jours du deuxième tour des élections législatives, Emmanuel Macron s’est employé à ne pas les décevoir, dans son discours devant un parterre de chefs d’entreprises.

"Il se passe quelque chose en France. Il y a un momentum. Partout, il y a des hommes et des femmes qui veulent faire et gagner à l’échelle du monde", assure le chef de l’Etat, dans une présentation inspirée des keynotes, ces présentations classiques de la Silicon Valley, entre optimisme forcené et assurance de vouloir changer le monde. Emmanuel Macron est aussi là pour regonfler à bloc le moral des chefs d’entreprises. La France pour Emmanuel Macron est une "start-up nation en devenir" et "la nation leader de cette économie de l’hyper-innovation", prête à "gagner sur les nouvelles frontières du 21e siècle". Pour y parvenir, le chef de l’Etat a détaillé sa feuille de route, plaidant pour "une révolution en profondeur de nos modèles". L’enjeu pour Emmanuel Macron est d’abord de renforcer l’attractivité de la France "à l’échelle européenne et mondiale". La baisse de l’impôt sur les sociétés et la réforme du droit du travail prévues dans son programme électoral en font partie. Autre priorité pour transformer la France en "pays de licorne" : le président de la République insiste sur la réforme de l’ISF et de la fiscalité du capital. Il a aussi confirmé la mise sur pied rapide d’un fonds d’innovation de 10 milliards d’euros.

Attirer les entrepreneurs étrangers

Mais les changements vont au-delà. "Il nous faudra décloisonner entre recherche public et privée, entre start-up et grands groupes", énumère Emmanuel Macron. Mais c’est surtout l’Etat qui va devoir faire sa révolution culturelle. "Nous devons sortir de la fascination du "small is beautiful". En France, on aime les entrepreneurs à condition qu’ils ne réussissent pas trop", critique Emmanuel Macron. Principal chantier, le chef de l’Etat a confirmé la mise en place "dès cet été" d’un droit à l’erreur dans l’administration, afin que "le premier geste de l’administration ne soit pas de contrôler pour sanctionner mais de faciliter" et le renforcement des expérimentations en matière de réglementation, pour soutenir le développement de secteurs émergents. Dernier enjeu pointé par le chef de l’Etat : "faire revenir tous ceux qui sont partis de France", mais aussi faire venir les investisseurs étrangers. A la fin de son discours, le président est une nouvelle fois passé à l’anglais pour lancer un appel direct aux entrepreneurs étrangers. "Entrepreneur is the new France", a-t-il conclu, en lançant un appel direct aux entrepreneurs étrangers à s’implanter dans le pays. Pour eux, le nouveau visa French Tech visa, qui simplifie les attributions de titre de séjour pour  les chefs d’entreprises vient d’être mis en place.

De quoi faire un tabac dans la salle bondée de VivaTech. Emmanuel Macron leur a tout de même adressé un avertissement. Si les entreprises obtiennent davantage de liberté, elles devront savoir se montrer plus responsables. "Je veux que vous vous enrichissiez, mais je ne veux pas que vous soyez cupides", a prévenu Emmanuel Macron, en rappelant que le désarroi des classes moyennes avaient conduit au Brexit et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Pour atteindre cet équilibre en revanche, le président ne propose aucune piste.

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