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Comment les patrons vont choisir leur champion

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Comment les patrons vont choisir leur champion
Bruno Le Maire et Pierre Gattaz, lors de l’université d’été du Medef.

Ce n’est pas tant sur le fond que sur la méthode que les patrons attendent les candidats de droite. C’est à cette aune qu’ils ont analysé l’oral auquel se sont livrés Bruno Le Maire, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon lors de l’université d’été du Medef, à Jouy-en-Josas (Yvelines). Les mesures économiques de ces candidats sont assez proches, et les patrons l’ont bien compris. Suppression du compte pénibilité et de l’ISF, baisse de la fiscalité du capital, plus grande liberté sur le temps de travail, allégement des charges sociales, réduction plus ou moins importante du nombre de fonctionnaires, suppression du principe de précaution, plafonnement des indemnités prud’homales… Les propositions sont communes et applaudies des deux mains. Mais ce qui intéresse les patrons, voire les angoissent, désormais, c’est la capacité à appliquer la stratégie. Comme le résumait, sur le campus d’HEC, Pierre Vauterin, le président de Triumph Controls, une PME de l’aéronautique : « Tout le monde sait ce qu’il faut faire pour réformer la France. Ce qui compte, c’est l’habileté du candidat pour le mettre en œuvre. » Sur cette question, Alain Juppé, Bruno Le Maire et François Fillon ont été plus habiles que Nicolas Sarkozy. Car tandis que les trois premiers vendaient avant tout un esprit ou une méthode, ce dernier a attaqué bille en tête sur son catalogue de mesures. Ses premiers mots étant : « Voilà ce que je ferais en juin 2017. » Bruno Le Maire, lui, a défendu une stratégie où l’État et ses élites changent pour se mettre au service de la société civile. François Fillon a revendiqué un esprit de liberté et une rapidité d’exécution, avec une équipe ministérielle resserrée. Alain Juppé a commencé son discours par un calme « je suis l’homme de la situation », il vend l’expérience et le courage de celui qui ne sera pas entravé par des enjeux de réélection. Il reste moins de trois mois pour convaincre. 

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