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L'Usine Agro

Comment les agriculteurs vont passer au tracteur autonome

Gabriel Thierry ,

Publié le

La technologie des tracteurs autonomes est déjà bien avancée. L’un des grands équipementiers agricoles, Case IH, dévoilera un prototype au Salon international du machinisme agricole, qui se tiendra à Paris Nord Villepinte, du 26 février au 2 mars. Si ces robots ne sont pas attendus dans les champs avant quelques années, les briques technologiques qui les composent devraient se diffuser peu à peu.

Comment les agriculteurs vont passer au tracteur autonome
Le concept de tracteur autonome de Case IH
© Jackie O. Photography http://jackieophotography.com

Ce n’est pour le moment qu’un prototype, dévoilé par l’équipementier agricole Case IH. Il ne roule pas encore dans les champs, ce tracteur autonome présenté à l’occasion du prochain Sima, le Salon international du machinisme agricole, qui se tiendra à Paris Nord Villepinte, du 26 février au 2 mars. Mais demain ? Si elle ne se risque pas à mettre la charrue avant les bœufs, l’entreprise mise sur une intégration pas à pas des différentes technologies du tracteur autonome.

1. Un guidage de précision

Le nouveau tracteur autonome de Case IH - une marque de CNH industrial -, est basé sur un modèle actuel de tracteur du constructeur, le Magnum. Sans cabine, il est équipé de la batterie classique de capteurs d’un véhicule autonome : un laser Lidar, des caméras vidéos et infrarouge et un radar.

Mais l’une des technologies clés du véhicule n’est pas nouvelle. Il s’agit du guidage de précision, développé par l’entreprise depuis la moitié des années 1990. Avec le GPS couplé à un signal différentiel, les tracteurs de l’entreprise peuvent manœuvrer avec une précision de deux centimètres. Dotés de cette technologie de conduite assistée, les machines de Case IH réduisent les chevauchements et les manques dans un champ. Ils minimisent donc "les gaspillages de carburant, d'engrais et d'autres intrants agricoles".

2. Des engins communicants

Case IH prévoit d’ici à 2020 de rendre compatible l’ensemble de sa gamme actuelle avec des engins autonomes grâce à l’implémentation d’une nouvelle architecture électronique. Celle-ci va permettre à tous les engins de l’équipementier agricole de communiquer avec les véhicules autonomes. Mais il est déjà possible de coordonner une moissonneuse-batteuse avec un autre engin tirant une remorque. Tout comme les agriculteurs peuvent déjà "savoir où se trouvent leurs machines, ce qu'elles font et même la quantité de carburant restante, le tout depuis une tablette ou un PC".

3. Suivez le guide

Ces tracteurs communicants ouvrent la voie à des convois de plusieurs véhicules dirigés par un seul conducteur, à la manière de ce qui est actuellement testé dans le transport routier. Un moyen de pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. "Je ne pense pas que les agriculteurs européens soient aujourd’hui prêts à investir dans une flotte de véhicules autonome, mais dans des machines suiveuses, oui", souligne Matthew Foster, le vice-président en charge de l’Afrique, de l’Europe, et du Moyen-Orient à Case IH.

4. Une autonomie sous contrôle

Pour construire son prototype, Case IH n’a pas réinventé le véhicule autonome, mais a fait appel au savoir-faire du spécialiste ASI (Autonomous Solutions Incorporated), qui travaille également avec Ford, Boeing et General Dynamics. Le tracteur autonome mis au point peut semer et travailler le sol, le tout sous la supervision d’un opérateur que Case IH imagine présent à proximité dans un premier temps. Par exemple, s’il détecte un obstacle, le tracteur autonome s’arrête et attend la consigne de son propriétaire, mais redémarre tout seul s’il croise un autre véhicule.

5. Des tracteurs en roue libre

Le PDG de CNH Industrial, Richard Tobin, estime que la commercialisation d’un tracteur autonome sera possible d’ici trois ans. A terme, avec les progrès de l’intelligence artificielle, les tracteurs autonomes pourraient par exemple travailler la nuit, pour profiter des meilleures fenêtres météorologiques. Mais il existe un frein : le prix des composants, tels que les capteurs permettant la détection des obstacles. L’appétit de l’industrie automobile pourrait cependant accélérer leur démocratisation.

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