Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Energie

Comment les aéroports cherchent à réduire leur impact environnemental

, , , ,

Publié le

Face au développement du trafic aérien, les aéroports cherchent à concilier croissance et développement durable. A l'initiative de l'Enac, 200 acteurs économiques (gestionnaires d'aéroports, industriels, chercheurs, élus locaux...) se sont réunis à Toulouse pour échanger leurs bonnes pratiques. Au programme : la digitalisation, les énergies renouvelables et la piste de l'hydrogène.

Comment les aéroports cherchent à réduire leur impact environnemental
À une semaine de l'ouverture de la COP24, l'Enac a organisé la 2ème édition des assises de l'aéronautique et du développement durable.
© Pascal Guittet

"Alors que les projections de l’Iata, l'Association du transport aérien international, prévoient un doublement du nombre de passagers aériens dans les prochaines années, nous devons nous mobiliser pour développer les solutions innovantes qui permettront d'adapter les infrastructures aéroportuaires aux nouveaux enjeux de la croissance et du développement durable", rappelle Olivier Chansou, directeur général de l'Enac (Ecole nationale d'aviation civile).

À une semaine de l'ouverture de la COP24, l'école d'ingénieurs a pris l'initiative d'organiser jeudi 22 novembre sur son campus toulousain (Haute-Garonne) la deuxième édition des Assises de l'aéronautique et du développement durable, autour des problématiques aéroportuaires. Au programme : nouveaux usages, nouvelles technologies et nouvelles énergies.

L'événement a mobilisé pas moins de 200 participants, dont des représentants d'aéroports (Paris, Toulouse, Lille, Lyon, Nice...), des industriels de l'aéronautique et du transport aérien (Airbus, Safran, Thales, Sopra, Sita, Egis...), mais aussi des chercheurs, des startups et des élus locaux.

Développement des technologies digitales

Plutôt que de privilégier le développement de nouvelles infrastructures, la priorité est donnée à l'optimisation, grâce à l'innovation et aux technologies numériques. Sita Aero travaille ainsi sur des projets visant à améliorer la fluidité du trafic passager. L'un d'eux mobilise de l'IA (intelligence artificielle) pour anticiper l'heure d'arrivée des vols et adapter la mobilisation des services sur les infrastructures, pour éviter la congestion sur les pistes, mais aussi dans les aérogares. "Une expérimentation est en cours à Orly", précise Sébastien Fabre, vice-président d'Air Lines & Transport chez Sita Aero.

De son côté, l'aéroport de Toulouse-Blagnac s'est lancé dans une véritable chasse au gaspi. Côté aérogare, les bâtiments ont été équipés de capteurs pour optimiser les éclairages et le chauffage, avec à la clef une réduction de l'ordre de 15 % de la facture. Pas négligeable quand le budget annuel en électricité atteint 3 millions d'euros. Côté piste, une meilleure gestion au sol des avions grâce au traitement de la data permet d'optimiser les infrastructures. "Engagé depuis deux ans, ce programme nous a permis de reporter un investissement pour 4 postes avions supplémentaires", précise Laurent Verbiguié, responsable informatique à l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

La carte des énergies renouvelables

De son côté, ADP (Aéroports de Paris) a engagé un plan environnement énergie avec 44 millions d'euros d'investissements programmés sur la période 2016-2020. Les premiers résultats sont au rendez-vous : les énergies renouvelables ont été portées à 15,8 % dans la consommation énergétique des plateformes, dépassant ainsi l'objectif des 15 % fixé pour 2020, avec le développement de la géothermie, l'installation de pompes à chaleur, l'implantation d'une centrale biomasse et l'aménagement d'ombrières photovoltaïques.

"Amélioration de la performance énergétique, achat d'énergies vertes, développement des ENR sur les plateformes elles-mêmes, amélioration de la mobilité, nous visons la neutralité carbone à l'horizon 2030 pour les trois sites de Roissy, Orly et Le Bourget", souligne Amélie Lummaux, directrice de l'environnement et du développement durable chez ADP.

La piste de l'hydrogène

En Occitanie, les deux plateformes aéroportuaires de Toulouse-Blagnac et de Tarbes (Hautes-Pyrénées) se sont également engagées dans un grand projet, baptisé Hyport, visant le déploiement d'infrastructures de production et de distribution d'hydrogène "vert" pour développer de nouvelles applications hydrogène sur les zones réservées et les zones publiques des deux aéroports. Le projet, piloté par une société détenue par la région et Engie, mobilise déjà une quarantaine de partenaires.

Un électrolyseur sera implanté d'ici 2020 sur la plateforme aéroportuaire de Toulouse-Blagnac pour répondre aux besoins de premières expérimentations, à la fois côté Tarmac, pour tester les nouveaux systèmes embarqués de roulage au sol des avions alimentés par piles à combustible, en cours de développement chez Safran, mais aussi pour promouvoir de nouveaux usages de mobilité à hydrogène à partir de la plateforme aéroportuaire (navettes, taxis, bus, voitures de location…).

"Notre ambition est de favoriser les échanges de bonnes pratiques et de fédérer les acteurs autour de nouveaux projets collaboratifs", insiste Olivier Chansou. Une occasion pour l'école d'ingénieurs de mettre aussi en avant ses savoir-faire. L'Enac a notamment développé de nouveaux systèmes très complexes de simulation qui permettent de mesurer très précisément l'impact environnemental d'une décision (modification de process ou d'infrastructures).

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle