Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Agro

Comment le changement d'heure déboussole (aussi) les entreprises

Sybille Aoudjhane , , ,

Publié le

Deux fois par an, nos montres reculent ou avancent d’une heure et cela fait toujours débat. Ce dimanche 28 octobre, à trois heures du matin, il sera deux heures. Mauvais pour la santé, facteur d’accidents, inutile,… mais qu'en est-il des conséquences dans le secteur industriel ?

Comment le changement d'heure déboussole (aussi) les entreprises
Pour ne pas impacter d'avantage le secteur aéronautique, il faudrait que la décision de la suppression du changement d'heure soit prise au moins dix-huit mois en avance.
© Airbus

Garder ou supprimer le changement d’heure ? La Commission européenne a pris la question à bras-le-corps cet été en organisant une consultation auprès des citoyens : 76 % d’entre eux ont une "expérience négative" avec le changement d’heure depuis son instauration dans les années 70. "À l’époque, ces dispositions visaient essentiellement à économiser l’énergie", indique la Commission européenne qui ajoute : "les études montrent que l’effet global des économies d’énergie liées à l’heure d’été est marginal". Les Etats membres doivent désormais s’exprimer. Ils ont jusqu’à avril 2019 pour faire leur choix.

Dans l'agriculture 

La Commission indique aussi qu’elle doute que le changement d’heure ait des conséquences dans le secteur de l’agriculture. Elles semblent avoir disparu "en raison de l’utilisation de nouveaux équipements, de l’éclairage artificiel et de technologies automatisées". La question réside pourtant encore dans les fermes laitières. Interrogés par Le Midi Libre, deux éleveurs font passer l’heure de différence sur une semaine en reculant progressivement l’heure de traite. Sébastien Durand, agriculteur installé à Goudard (Lozère) ajoute qu’il peut perdre "jusqu’à 10 % de la production en cas de changement inhabituel des horaires de traite". 

Les travailleurs de nuit

Une heure de moins perturbe aussi le rythme de travail de tous les travailleurs de nuit. Ce dimanche 28 octobre, ils travailleront en effet une heure de plus. La Convention collective de travail numéro 30 du 28 mars 1977 indique que les deux nuits annuelles de changement d’heures seront payées sur une base de huit heures. Cela permet d’équilibrer les sept heures de travail lors du passage à l’heure d’été et les neuf heures de travail en octobre. L’heure en plus payée en mars est considérée comme une rémunération anticipée. Si le salarié ne peut pas travailler lors des deux changements d’heure, il est payé huit heures s'il s'agit du samedi de mars et neuf heures pour celui d’octobre.

Les vols internationaux les plus touchés 

Enfin, dans le secteur des transports. La mobilité ferroviaire est peu touchée car ce changement ne concerne que certain trains de nuit. En revanche, le transport aérien pourrait subir des conséquences de l’arrêt des changements d’heure. Les vols sont prévus extrêmement longtemps en avance en prenant en compte l’avancée et le retard d’une heure. Citée par les Echos, l'Association du transport aérien international (IATA) estime qu’il faudrait anticiper la suppression au moins dix-huit mois en avance. Le risque est que les différents pays européens ne s’accordent pas sur une heure commune lors du choix d'avril : pour les vols internationaux, ce décalage entre les pays serait un véritable casse-tête...

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle