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L'Usine Auto

Comment l'écurie Oreca tire parti de la simulation

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Publié le , mis à jour le 05/05/2018 À 14H16

En optimisant l’aérodynamisme de ses bolides grâce à la simulation, l’ETI varoise Oreca - qui construit une LMP1 pour l'écurie suisse Rebellion Racing, dans le cadre du championnat du monde d'endurance lancé ce 5 mai en Belgique - améliore leur performance et cible de nouveaux marchés.

Comment l'écurie Oreca tire parti de la simulation
L’Oreca 07 s’est hissée sur le podium lors des 6 Heures de Bahrain 2017.

Dans le sport automobile, quelques secondes font une énorme différence. "Dix voitures peuvent se classer en dix secondes", assure Jean-Philippe Pelaprat, responsable de l’équipe de simulation numérique des fluides chez Oreca. L’ETI de 200 salariés de Signes (Var) conçoit et fabrique des véhicules de course. Elle doit ses 350 victoires en partie à la simulation numérique qu’elle utilise depuis 2009.

Cette technologie lui permet d’optimiser le design de ses bolides. "L’aérodynamisme représente 42 % des gains possibles de performance sur une voiture. C’est le second contributeur de performance après le moteur", estime Patrice Notin, chef de projet développement commercial de l’écurie. Auparavant, Oreca effectuait des essais en soufflerie. "Cela représentait un coût très important, et nous ressortions avec beaucoup de questions et peu de réponses. Le retour sur investissement n’était pas intéressant", explique-t-il. Passer à la simulation a nécessité un budget conséquent, car simuler un véhicule entier requiert une grande puissance de calcul : cinq stations de 128 GB de RAM, un cluster de 224 cœurs, mais aussi une licence du logiciel Fluent d’Ansys et le recrutement de quatre ingénieurs. Les résultats sont au rendez-vous. L’Oreca 07, deuxième au classement général des 24 Heures du Mans en 2017, a été développée par ordinateur, sans validation expérimentale, en seize mois. Les optimisations du design obtenues grâce aux 700 simulations auraient permis de gagner près de 1,7 seconde par tour, selon les estimations d’Oreca.

Des débouchés pour l'ETI varoise

Outre les prix gagnés, la simulation numérique offre l’occasion à l’ETI de se positionner sur de nouveaux marchés. Elle travaille notamment avec Alstom sur les systèmes de refroidissement de ses tramways et avec le fabricant de yachts MacFarlane sur la stabilisation de ses bateaux. Oreca ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et espère se développer outre-Atlantique grâce à son expertise en aérodynamisme. 

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