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L'Usine Maroc

Coface autorisée à opérer directement dans l'assurance crédit au Maroc

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Le groupe français Coface, présent  va pouvoir mener ses activités d'assurance crédit directement auprès des entreprises marocaines après avoir reçu l'agrément officiel des autorités début décembre. Enjeu : le développement du marché marocain et le renforcement de l'activité en Afrique. Et la compétition ne sera que plus vive avec Acmar, filiale de son grand concurrent Euler Hermes.

Coface autorisée à opérer directement dans l'assurance crédit au Maroc © coface.ma

Le groupe d'assurance crédit et de protection contre les impayés Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) vient d’obtenir des autorités de régulation au Maroc l’agrément pour mener des activités d’assurance et de réassurance. L’information est parue au Bulletin officiel 6314 daté du 4 décembre 2014. Faute de cet agrément le groupe opérait jusque là en partenariat avec Axa Maroc sur le marché intérieur.

Dans un communiqué, la Coface indique qu’elle va désormais proposer "directement aux entreprises marocaines des solutions d’assurance-crédit. En plus des services de recouvrement et d’information, [elles] vont bénéficier de l’expertise de Coface dans le domaine de la prévention et de la protection des risques de crédit liés à leurs transactions commerciales, ainsi que du plus grand réseau international d’assurance-crédit".

Ancien groupe para-public français, Coface a été privatisée en 1994 devenant filiale du groupe financier Natixis. Celui-ci en a cédé 58,6 % en bourse en juin dernier. 

La Coface est présente au Maroc depuis 2007. Basée à Casablanca, elle y emploie une cinquantaine de personnes réunie dans un même immeuble du quartier Palmier depuis février. Le groupe, historiquement lié au développement des industriels français à l'export, est actif dans 14 pays d’Afrique au total (Algérie, Egypte, Côte d’Ivoire, Sénégal, Ghana…) avec un pool de 120 experts. 

En mars dernier, Coface Services Maghreb, une de ses filiales marocaines a reçu le label CFC (Casablanca Finance City) qui permet de bénéficier de conditions avantageuses en matière fiscale et de cadre des affaires (changes, visas…).

Coté en bourse, mais encore détenu à 41,35% par Natixis, le groupe Coface en 2013 a enregistré unchiffre d’affaires consolidé de 1,44 milliard d'euros.  Opérant directement ou indirectement dans 98 pays, il emploie 4 440 salariés. La Coface, dirigé par Jean-Marc Pillu compte un portefeuille client de 37 000 entreprises dans plus de 200 pays. En France, le groupe continue de gérer les garanties publiques à l'exportation pour le compte de l'Etat, une activité séparée de ses autres métiers.  Coface publie une évaluation du "risque pays" de 160 pays chaque trimestre sur la base de ses études et des avis de "350 arbitres localisés au plus près des clients et de leurs débiteurs".

"Le Maroc est le centre de nos ambitions régionales. Sur un marché à fort potentiel, ce nouvel agrément nous permettra d’être encore plus proches des clients pour leur offrir des solutions de développement adaptées (…). poursuit le communiqué du groupe notant :

nos récentes innovations produits, dont CofaMove et Easyliner bientôt lancé au Maroc, ouvrent à nos clients et prospects locaux des perspectives pour une meilleure gestion du risque. Les multinationales pourront bénéficier aussi d’un accès à Coface Global Solutions".

L’activité d’assurance-crédit naissante au Maroc se développe. Certains segments de marché connaissent des taux de croissance de l’ordre de 50% par an. Outre Coface, son grand concurrent Euler Hermes (groupe allemand Allianz) y est présent et net leader avec sa filiale Euler Hermes Acmar. Le royaume dispose aussi d'une société semi-publique spécialisée dans ce métier, la Smaex, mais qui opère seulement pour des garanties de contrats à l'export.

portefeuille de clients diversifié 

Le portefeuille de clients de Coface Maroc est diversifié : cimenterie, BTP, plastique, industrie électrique, distribution… "Notre expérience de paiement y reste stable à des niveaux assez élevés, mais avec des taux de recouvrement assez importants", indiquait en juin dernier Pierre Paganelli, un des économistes de la Coface interrogé par L’Usine Nouvelle.

En matière de crédit, l’évaluation du risque pays du Maroc par la Coface est de A4, une note dans la bonne moyenne (France : A3, Espagne : A4, Tunisie : B, Egypte : C).

Selon la toute dernière évaluation d'Euler Hermes, le taux de défaillances des entreprises au Maroc devrait augmenter de 10% en 2015, après avoir déjà bondi du même niveau cette année.

Pierre-Olivier Rouaud

 

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