Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

CMA CGM rejoint la plateforme blockchain de Maersk et IBM

, , , ,

Publié le , mis à jour le 29/05/2019 À 07H11

Le transport maritime de marchandises croit à la technologie de la blockchain. Le 28 mai, le groupe français CMA CGM et le groupe MSC ont annoncé rejoindre la plateforme développée par Maersk et IBM. L'innovation permettrait notamment au secteur d'alléger les coûts des lourdeurs administratives.

CMA CGM rejoint la plateforme blockchain de Maersk et IBM
Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM, a rappelé que le groupe marseillais participait déjà à GSBN, une autre plate-forme de blockchain. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier
© Benoit Tessier

Mardi 28 mai, le groupe français CMA CGM et son concurrent MSC ont annoncé rejoindre la plateforme basée sur la blockchain développée par le danois Maersk et IBM. Celle-ci est destinée à rendre le transport maritime de marchandises plus efficace en limitant les nombreuses démarches administratives nécessaires à travers le monde.

Avec la participation de CMA CGM et de MSC, respectivement numéro quatre et numéro deux du transport maritime de conteneurs, près de la moitié de toutes les cargaisons acheminées à travers le monde par la mer, un secteur représentant 90% du commerce mondial de biens, seront suivies via cette plateforme baptisée TradeLens.

Rodolphe Saadé "croit fermement" à la blockchain

L'implication d'acteurs de premier plan est essentielle au succès de cette initiative censée réduire les coûts du transport de marchandises par la mer, un secteur qui a connu peu d'innovations depuis l'invention des conteneurs dans les années 1950.

Pour Vincent Clerc, vice-président exécutif de Maersk, numéro un mondial du secteur, l'arrivée de ces deux concurrents constitue une étape décisive dans le développement de la plate-forme.

Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM, a pour sa part rappelé que le groupe marseillais participait déjà à GSBN, une autre plate-forme de blockchain, une technologie dans laquelle le transporteur "croit fermement".

Créer une norme unique pour le secteur

"Notre secteur consomme beaucoup de paperasse et je crois qu'en nous tournant vers la blockchain, cela nous permettra d'être plus efficaces pour offrir un échange d'informations dans un environnement sécurisé et c'est très important dans notre activité de tous les jours", a dit Rodolphe Saadé à Reuters.

"Le fait que nous unissions nos forces et créions une norme pour le secteur est bien plus puissant" que de développer différentes plates-formes chacun de son côté, a-t-il ajouté.

Plus de 100 entreprises, autorités portuaires et organismes publics, comme le géant des produits de grande consommation Procter & Gamble ou les douanes américaines, ont déjà rejoint TradeLens.

L'administratif, 20% du coût de transport d'un conteneur

Cette plateforme permet aux transporteurs, aux clients, aux livreurs, aux ports et aux douanes de simplifier la gestion et le suivi des marchandises via la numérisation et la transparence de l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, rendues possibles par la blockchain, technologie de partage et d'accès aux données entre réseaux informatiques.

"Beaucoup de procédures dans notre secteur datent encore en réalité d'avant le conteneur", a dit Vincent Clerc, de Maersk, à Reuters. "Même aujourd'hui, les clients vivent avec les lourdeurs administratives les contraignant à conserver des quantités énormes de papiers sans avoir de visibilité sur ce qu'il advient de leurs marchandises", a-t-il ajouté.

Chaque année, plus de 4000 milliards de dollars de biens sont transportés par la mer et plus de 80% des produits utilisés chaque jour par les consommateurs à travers le monde dépendent du transport maritime, selon Maersk.

En moyenne, les procédures administratives représentent environ 20% du coût de transport d'un conteneur d'un endroit à un autre. Vincent Clerc prédit qu'une grande partie de cette charge pourra être supprimée lorsque TradeLens fonctionnera à plein régime.

Avec Reuters (Avec Stine Jacobsen à Copenhague et Gus Trompiz à Paris; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Catherine Mallebay-Vacqueur)

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle