Cinq infos pour comprendre l'organisation des Etats généraux de l'alimentation

Les Etats généraux de l’alimentation démarrent leurs travaux ce jeudi 20 juillet à Paris, pour se terminer en décembre après un détour dans différentes régions de France. Une organisation en cinq étapes qui permettra également au public de s'exprimer lors d'une consultation publique.

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Cinq infos pour comprendre l'organisation des Etats généraux de l'alimentation

Annoncés dès la fin mai par Jacques Mézard, alors ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, les Etats généraux de l’alimentation sont lancés jeudi 20 juillet sous la houlette de son successeur, Stéphane Travert. "Nous allons inciter les producteurs à se regrouper pour vendre ensemble et que filière par filière, on trouve l'organisation qui permette à chacun d'avoir un vrai partage de la valeur ajoutée", avait confirmé, le 9 juin dernier, le président de la République Emmanuel Macron. "Il n'est pas admissible que des agriculteurs ne puissent pas se verser un revenu décent et vivent sous le seuil de pauvreté", a pour sa part abondé, lors de sa déclaration de politique générale du 4 juillet, le Premier ministre Edouard Philippe. A ces deux objectifs initiaux s'en sont ajoutés deux autres, orientés vers le consommateur.

1. Quatre objectifs

Les objectifs finalement retenus par le comité de pilotage des Etats généraux de l’alimentation, qui regroupe 11 ministères, sont plus larges que les grandes lignes initialement évoquées. Ils sont au nombre de quatre : "relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition", "permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes", mais aussi "accompagner la transformation des modèles de production pour mieux répondre aux attentes des consommateurs" et "promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable".

2. Un lancement à Bercy en juillet

Pour des raisons logistiques – plus de 500 personnes sont attendues –, c’est à Bercy que se déroulera jeudi 20 juillet le lancement des Etats généraux de l’alimentation, lors d’une journée qui associera, pour chaque débat (les tendances alimentaires, la situation économique des filières alimentaires françaises, la distribution et l’agriculture durable) un ministre (Agnès Buzyn pour les Solidarités et la Santé, Stéphane Travert, Bruno Le Maire pour l’Economie et les Finances, ainsi que Nicolas Hulot pour la Transition écologique et solidaire) et un expert. Edouard Philippe ouvrira la session, laquelle sera conclue par Emmanuel Macron.

3. Des ateliers phasés de septembre à décembre

Le cœur du réacteur des Etats généraux se mettra ensuite en marche fin août. Des représentants de l’agriculture, de la pêche, de la distribution, des consommateurs, de la restauration collective, des élus, des partenaires sociaux, de l’économie sociale et solidaire, des ONG, des associations caritatives et des banques participeront à 14 ateliers.

Ceux-ci seront répartis en deux chantiers, consacrés à "la création et la répartition de la valeur" et à "une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous". Les groupes de travail du premier chantier cogiteront du 29 août à la fin septembre. "Le calendrier des ateliers va être serré, mais on a clairement l’impression que les acteurs pensent être au bout d’un modèle, et qu’il faut changer les choses. Il faut creuser ensemble cette volonté de travailler autrement sur la répartition de la valeur. Les acteurs doivent avoir envie de s’emparer de cet espace de discussion pour qu’il se passe quelque chose au stade des négociations commerciales", justifie l’entourage de Stéphane Travert. Ensuite, les participants aux six ateliers du second chantier prendront le relais jusqu’à la fin du mois de novembre. Un atelier transversal, dédié à l’accompagnement technique et à la recherche, sera quant à lui organisé tout au long du processus. Les présidents d’ateliers doivent être connus sous peu. Des ministères feront office de rapporteurs.

4. Une consultation publique en parallèle

Un site internet permettra, du 20 juillet à la mi-novembre, d’organiser une consultation du public. Trois thématiques, consacrées à la chaîne de production agroalimentaire, à la consommation et à la compétitivité internationale dans le respect des enjeux sociétaux, seront proposées, alimentées par des documents issus de la préparation des ateliers. Les appels à contribution postés sur la plateforme seront formulés sous forme de questions que l’on promet "accessibles au grand public", dont la publication sera échelonnée. Des extraits des propos recueillis seront remis aux participants des ateliers.

5. Des ateliers régionaux et une restitution en décembre

Dernière brique des Etats généraux : des sessions organisées en régions sont envisagées par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui planche toujours sur la question, avec les dix autres ministères impliqués dans le projet. "On sent aussi une très forte envie des territoires de contribuer, ce qu’on doit organiser : soit une région s’empare d’un des thèmes des ateliers durant une journée, soit on balaye l’ensemble des thèmes dans la même journée, ou bien on se penche sur une problématique spécifique", précise l’entourage de Stéphane Travert. La restitution des Etats généraux de l’alimentation est prévue pour la mi-décembre.

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