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Chronocam lève 15 millions de dollars pour déployer sa vision artificielle

Arnaud Dumas , ,

Publié le

Chronocam réalise une importante levée de fonds auprès d’investisseurs industriels et financiers. Elle va pouvoir déployer sa technologie de vision par ordinateur sur les marchés de l’automobile, des drones, de la robotique et des objets connectés.

Chronocam lève 15 millions de dollars pour déployer sa vision artificielle
La technologie de Chronocam mime le fonctionnement de l'oeil humain.

Les entreprises citées

Chronocam n’a que deux ans d’âge. Mais elle ambitionne déjà de jouer dans la cour des grands. La jeune pousse parisienne vient de lever 15 millions de dollars auprès d’un panel d’investisseurs internationaux pour accélérer le déploiement de sa technologie de vision artificielle. "Nous avons créé l’entreprise en 2014, mais la technologie que nous développons est issue d’une vingtaine d’années de recherche", tempère Lucas Verre, le PDG de Chronocam et l’un des quatre cofondateurs de la société. Plusieurs centres de recherche ont planché sur les capteurs d’image inspirés de l’œil, le dernier en date étant l’Institut de la vision de l’Université Pierre et Marie Curie à Paris. Une première application a déjà vu le jour avec Pixium Vision. Une caméra embarquée sur des lunettes communiquant avec un implant rétinien permettant de restaurer la vision des personnes aveugles a déjà été testée.

De nouveaux débouchés en perspective

"Nous voulons désormais porter notre technologie sur d’autres marchés, explique le dirigeant. L’application médicale était notre premier produit, nous travaillons aujourd’hui sur des démonstrateurs distribués chez plusieurs partenaires." Drones, véhicules autonome, robotique, objets connectés, etc. Les opportunités de marché sont nombreuses. Selon Chronocam, sa technologie s’adapte aux besoins de miniaturisation et de faible consommation des capteurs d’images de ces industriels. Les capteurs de chronocam génèrent en effet moins de données que les capteurs traditionnels en réagissant principalement aux changements de l’environnement, comme l’œil humain. Ils s’adaptent par ailleurs aux conditions d’éclairage. Chaque pixel fonctionne de manière indépendante, ce qui permet de détecter en même temps des objets très lumineux ou au contraire des objets dans l’ombre. Les contrats de développement engagés avec les industriels vont se prolonger rapidement par des produits commerciaux. Chronocam prévoit une première application commerciale dans le domaine des drones en 2017, la suivante dans les objets connectés en 2018 et enfin pour l’assistance à la conduite automobile en 2020.

Des investisseurs bien choisis

Le tour de table d’investisseurs n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard. "Je cherchais des investisseurs internationaux avec une présence aux Etats-Unis, ajoute Lucas Verre. C’est important d’avoir les bons réseaux." L’américain Intel lui fournit cet accès au continent américain ainsi que des opportunités de business et d’aide technologique. Renault et Bosch, les autres fonds de "corporate venture", lui ouvrent les portes du marché automobile. Le chiffre d’affaires de Chronocam doit passer de 500 000 euros cette année à 2 millions d’euros en 2017. La levée de fonds va lui permettre d’accompagner cette croissance. La jeune pousse va recruter une vingtaine de personnes dans les prochains mois pour étoffer ses équipes R&D. Elle prévoit également ouvrir des bureaux internationaux aux Etats-Unis, au Japon et en Corée. 

Arnaud Dumas

L’argument convaincant
La technologie de rupture, dont la jeune société détient les droits, a permis de rendre la vue à des personnes mal voyantes. Cela lui a permis de faire ses preuves dans un secteur de niche.

Chronocam en chiffres
Chiffre d’affaires : 500 000 euros en 2016
Effectif : 20 personnes
Montant de la levée de fonds : 15 millions de dollars
Investisseurs : Intel Capital, iBionext, Robolution Capital, CEA Investissement, Renault, Robert Bosch Venture Capital
Secteur : intelligence artificielle, vision par ordinateur

 

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