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[Chronique RH] L'affaire Benalla, un problème de management ?

Christophe Bys

Publié le

[Chronique RH] L'affaire Benalla, un problème de management ? © Public Sénat - capture Dailymotion

Il y a quelque chose de passionnant dans les auditions publiques consécutives suite à ce qu'on appelle, à tort ou à raison, l'affaire Benalla. Il n'est pas question ici de décider à la place de la police, de la justice ou des commissions d'enquête parlementaires qui est coupable et de quoi. Le travail des uns et des autres en décidera. 

Ce qui frappe à écouter les responsables auditionnés en public, c'est cette espèce d'autopsie en direct de la décision publique. Car au fond, ce que sénateurs et députés cherchent à établir c'est qui a décidé quoi. Autrement dit, ils essaient de dessiner a posteriori un organigramme clair, d'établir les fiches de postes des uns et des autres, de comprendre qui est responsable de quoi et dans quel cadre. Et ce à plusieurs moments : le jour des faits incriminés, mais aussi au moment de décider d'une sanction (la mise à pied de 15 jours). 

Un vrai travail de DRH en quelque sorte. Sauf que le DRH normalement établit ce travail a priori pour éviter justement les situations confuses où plus personne ne sait pourquoi monsieur machin ou madame truc a pu prendre une décision contraire à la Loi ou aux intérêts de l'entreprise. Souvent critiqués (et parfois ici même), les DRH ont pourtant ce rôle central et ingrat, puisque qu'on ne voit pas leur travail aussi longtemps qu'il est bien fait. C'est dans les crises que leurs manquements apparaissent et font oublier le reste de leur activité. 

La comparaison a ses limites. La présidence de la République, comme dirait Alexis Kohler, n'est pas une entreprise mais un rouage essentiel de la démocratie française. Il n'empêche qu'on ne peut s'empêcher de penser que la présence d'un DRH pour cette grosse PME employant quand même 800 personnes ne serait pas superfétatoire. A notre connaissance, et d'après les auditions, ce poste n'existe pas. Parmi les nombreux mérites qu'il y aurait à le créer, figure cet avantage secondaire : il ferait un fusible parfait en cas de difficultés. 

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1 commentaire

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30/07/2018 - 14h25 -

" Il n'empêche qu'on ne peut s'empêcher de penser que la présence d'un DRH pour cette grosse PME employant quand même 800 personnes ne serait pas superfétatoire." ??? A la lumière de ce commentaire, faut-il penser que la Constitution ne suffirait plus ? Les représentants du peuple Français,constitués en Assemblée Nationale,considérant que l'ignorance," l'oubli",ou le mépris des Droits de l' Homme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, etc... Art 2 le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété,la sûreté,et la résistance à l'oppression. Art 3 Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément . Art 6
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