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[Chronique RH] Génération Z et entreprises: qui est le moins content des deux?

Christophe Bys

Publié le

Analyse

[Chronique RH] Génération Z et entreprises: qui est le moins content des deux? © Flickr-Garry Knight

Mais que veulent-ils donc ? Si 72 % des jeunes Français appartenant à la génération Z (née après 1994) se disent satisfaits de leur travail actuel, ils sont 53 % à se dire prêts à en changer, révèle une étude internationale réalisée par YouGov pour Monster.fr. Ils sont 14 % prêts à le faire à très court terme, et 42 % à le prévoir à moyen terme. Seulement 11 % des jeunes Français n'envisagent pas de quitter leur employeur, quand 25 % des Z allemands sont dans la même situation.

 

Satisfait rime avec résigné

Autrement dit, quand les Rolling Stones chantaient "I can get no satisfaction", les jeunes Français de 2018 sont heureux mais volages. C'est une mauvaise nouvelle pour les DRH. Il ne suffit pas d'apporter les raisons du bien être pour fidéliser les plus jeunes. Cela ne les retiendra pas. Déjà, dans les années 60, le prix Nobel d'économie Herbert Simon avait substitué la notion de satisfaction à celle d'optimisation, rappelant ainsi, qu'un individu satisfait est d'abord un individu résigné (il accepte un optimum de second rang, quand jusque-là les économistes posaient l'hypothèse d'un individu rationnel à la recherche de l'optimum de premier rang). 

L'étude des résultats révèle que 74 % des membres de la génération Z made in France indique avoir fait des compromis en signant son premier contrat. C'est 8 points de plus que l'ensemble des Français interrogés (ils sont 61 % dans ce cas). Chez les jeunes, garçons et filles, le renoncement concerne le salaire (30 %) le secteur d'activité ou la zone géographique (21 % chacun). Rien d'étonnant donc, si pour accroître sa satisfaction, le jeune demande un salaire plus élevé (46 %), des horaires plus flexibles (25%) et un meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle (24%). Il y a dans ce domaine une vraie exception française : dans les autres pays européens interrogés (UK, Allemagne, Pays-Bas), les jeunes sont plus sensibles aux perspectives de carrière (41 % des Britanniques et 36 % des Allemands).

 

Effet boomerang ? 

Posons une hypothèse: et si ces résultats étaient le signe que les jeunes ont bien compris le discours que leur tiennent les entreprises depuis plusieurs années. Qu'entend-t-on? Que le jeunes doivent être mobiles, flexibles, qu'avec les évolutions technologiques chacun devra faire plusieurs métiers, ne pas s'attacher, être toujours prêt à bouger.. Chiche, semblent leur répondre les jeunes, tandis que les DRH s'arrachent les cheveux pour attirer, fidéliser et retenir les jeunes talents qu'elles ont recrutées. Et si le plus ingrat des deux n'était pas celui qu'on pensait? 

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