Quotidien des Usines

Chez Ecopla, l’italien Cuki a le dernier mot

Laurent Rousselle , , ,

Publié le

Après trois mois de discussion, le partenariat industriel et commercial entre les anciens salariés d’Ecopla et le repreneur Cuki Cofresco ne verra pas le jour. Privés de leurs outils de production depuis février, les ex-Ecopla ont dû se plier aux décisions de l’entreprise italienne, qui réimplantera une activité dans la région.

Chez Ecopla, l’italien Cuki a le dernier mot © Ecopla

Clap de fin. Les ex-Ecopla jettent l’éponge. Cuki Cofresco, l’entreprise italienne qui a avait racheté les actifs de l’entreprise iséroise d'emballage fin 2016 réimplantera une filiale de production de barquettes alimentaires en aluminium et papier carton dans la vallée du Grésivaudan. Probablement à proximité du site historique de Saint-Vincent-de-Mercuze. Si une douzaine d’emplois doivent être créés en 2017 - dont probablement une dizaine pour les ex-Ecopla qui étaient 77 à la fermeture du site - et une quarantaine à terme, cette nouvelle est loin de répondre aux attentes formulées en début d’année.

Déception des anciens salariés

En effet, depuis janvier, des discussions avaient été engagées sous le contrôle du ministère de l'Économie et des Finances pour qu'un projet de redémarrage de l'entreprise soit bâti à Saint-Vincent-de-Mercuze. Le maintien des machines sur le site était une priorité pour le collectif d’anciens salariés qui pouvaient ainsi rester dans les discussions avec les représentants de l’Etat. Après avoir défendu un projet de Scop, ils proposaient de construire un partenariat exclusif avec l'italien, qui aurait permis aux anciens de l’entreprise de poursuivre leur activité au sein d’une organisation collaborative. Pierre Ribeaud, député socialiste de la 5e circonscription, avait même évoqué la naissance d'un pôle industriel franco-italien.

Deux mois plus tard, Bercy a douché les derniers espoirs en annonçant l'ouverture d'une nouvelle filiale de Cuki dans le Grésivaudan ou à proximité. « La vérité, aujourd'hui, c'est qu'il n'y a plus aucun outil, aucun moule dans l'entreprise Ecopla.Tout est parti sans que nous ayons été prévenus. Voilà le résultat des négociations du 10 janvier à Bercy, alors qu'on nous avait promis un partenariat qui respecterait notre projet de Scop autonome », ont déclaré, amers, les ex-porteurs du projet de Scop Cuki.

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