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CGT, Radio France, Alcatel-Lucent, salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose…

Pascal Gateaud , , ,

Publié le

Les dirigeants du syndicat, de la radio publique et de l’équipementier télécoms ont fait face, chacun dans leur registre, à de fausses accusations.

CGT, Radio France, Alcatel-Lucent, salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose… © L'Usine Nouvelle

Les entreprises citées

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L’actualité réserve très souvent des télescopages qui en disent long sur l’époque. On vient d’avoir confirmation que tous les moyens sont bons pour défaire un projet et ruiner une stratégie, quitte à utiliser les moyens les plus déloyaux. Cette politique de la terre brûlée n’épargne désormais personne, pas plus les syndicats que les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées. Explications.

Il y avait eu d’abord les fuites sur la rénovation de son appartement de fonction, puis ce fut au tour de son bureau, avant que l’on apprenne qu’il avait touché une indemnité forfaitaire au moment de quitter sa Normandie pour la capitale. Ses camarades biens intentionnés ne lui auront rien épargné. Il faut croire, qu’à défaut de dégager une ligne claire et une majorité prête à le suivre, Thierry Le Paon a le cuir plus épais que ne le pensaient ses contempteurs. Son successeur Philippe Martinez a dû reconnaître que l’éphémère secrétaire général de la CGT n’avait pas fauté et que son honneur était sauf. Le plus important, semble-t-il, était de le dégager de son poste, quitte à employer les moyens les plus dégueulasses !

le problème de Radio France n’est pas son PDG

A Radio France, non plus, ce n’est pas le monde des Bisounours… Le PDG Mathieu Gallet a bien failli faire les frais d’arguments similaires. Là encore, on lui a reproché la rénovation à grands frais de son bureau (engagée par son prédécesseur), avant de l’accuser d’avoir voulu faire changer les sièges en cuir de sa voiture de fonction. Pour faire bonne mesure, on l’a accusé de dépenser sans compter en frais de consultants, et de s’être aussi mal comporté dans son poste précédent. Une enquête expresse de l’Inspection générale des finances vient de le dédouaner. Entretemps, la maison ronde s’est payée le luxe d’une grève de vingt-huit jours qui aura permis à tout un chacun de découvrir que le problème de Radio France n’est pas son PDG… mais son fonctionnement, son modèle économique et son adaptation aux nouvelles pratiques des Français.

IL FALLAIT SE PAYER LA TÊTE D’UN PATRON D’UN GRAND GROUPE PRIVÉ

Enfin, pour faire bonne mesure, il fallait se payer la tête d’un patron d’un grand groupe privé. C’est tombé sur Michel Combes, directeur général d’Alcatel-Lucent, accusé de brader le patrimoine national pour avoir préparé l’absorption de son groupe par le finlandais Nokia. Et lui garantir ainsi un avenir dans l’un des deux futurs champions européens du secteur, avec Ericsson, face au chinois Huawei. Celui qui depuis deux ans n’a pas ménagé sa peine pour éviter la faillite pure et simple d’un groupe maltraité par ses prédécesseurs n’aurait pas dû sourire sur les photos. Cela était forcément suspect. Aux deux extrêmes du spectre politique, on a utilisé à peu près les mêmes arguments fallacieux pour le honnir, quitte à nous expliquer que les méchants américains de Lucent avaient pillé les technologies du si intelligent français. Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose. Il y a des jours où il vaut mieux en rire !

Pascal Gateaud

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