Frédéric Coirier, le PDG du fabricant de conduits de cheminées Poujoulat, a fait ses comptes. En installant demain ses usines françaises en Allemagne, "j’économiserais 4 millions d’euros par an en taxes de production. De quoi faire mettre pas mal de robots supplémentaires sur dix ans", calcule, un peu chagrin, l’industriel niortais, à la tête d’une entreprise de 1 500 salariés. Depuis plusieurs mois, c’est devenu le cheval de bataille des industriels. Pas un discours, pas un débat public sans qu’il ne soit question de ces fameuses taxes de production. "On ne relancera pas l’industrie sans toucher aux impôts de production", assure, de son côté, Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef. "Notre déficit commercial massif prouve que la compétitivité-coût de l’industrie reste insuffisante", abonde Philippe Varin, le président de France Industrie qui pointe dans la même direction.
Un nouveau ras-le-bol fiscal venu des usines ? Les industriels ne sont pas les seuls à accuser la fiscalité de production de tous les maux ces derniers temps. Dans une note du Conseil d’analyse économique (CAE), un organe de réflexion rattaché à Matignon, les économistes Philippe Martin et Alain Trannoy les accusent "d’expliquer la relative atrophie du secteur productif français, en particulier des TPE et PME".
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