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L'Usine Agro

Ces start-up qui gagnent les champs

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Publié le

Objets connectés, conseil, mise en réseau, financement… « L’Usine Nouvelle » a sélectionné 21 pépites qui mettent la technologie au service des agriculteurs.

Ces start-up qui gagnent les champs
Vitibot, spécialisé dans la robotique agricole, autonomise les machines viticoles

INVASION DE ROBOTS ET DE DRONES


Vitibot automatise les machines viticoles
 

  • Créé en 2016 à Châlons-en-Champagne (Marne) 
  • Objectif de chiffre d’affaires 10 000 euros fin 2017
  • Nombre de salariés 3

Spécialisée dans la robotique agricole, Vitibot, créée par un viticulteur et son fils ingénieur en informatique, applique des technologies de voiture autonome aux machines viticoles. Les machines sont capables de gérer leurs outils et de parcourir des vignes en complète autonomie. Pour les viticulteurs, cette automatisation leur permet de rester à distance des produits chimiques. Leurs engins peuvent également travailler de nuit, récupérer l’énergie cinétique et limiter le tassement du sol. 


Airinov s’impose dans le contrôle aérien des champs
 

  • Créé en 2010 à Paris
  • Chiffre d’affaires 2,5 millions d’euros 
  • Nombre de salariés 20

Leader du conseil agronomique par drone, Airinov fournit aux agriculteurs des cartes qui dressent un panorama de la santé de leurs cultures, afin d’optimiser les apports en fertilisants. Les appareils dotés d’ailes ou les quadricoptères photographient les plantes afin de déterminer, après analyse de la couleur des cultures, les ajouts d’engrais nécessaires. Depuis 2016, un drone est aussi dédié aux chercheurs en agronomie. 
 

Agribird élimine les pesticides grâce aux drones
 

  • Créé en 2014 à Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne)
  • Chiffre d’affaires 100 000 euros en 2016
  • Nombre de salariés 5

Agribird est un spécialiste de la mécanisation des applications de produits de biocontrole. Ces substances naturelles, alternatives des pesticides, sont en plein essor. Avec l’aide des entreprises Bioline Agrosciences et De Sangosse, il a innové dans l’épandage de trichogrammes (des insectes capables de combattre les larves de la pyrale du maïs), en mettant au point un distributeur
autonome utilisable sur n’importe quel drone, mais aussi son propre drone automatisé, capable de traiter des surfaces de cinq hectares en un seul vol. 
 

Naïo Technologies robotise le désherbage
 

  • Créé en 2011 à Toulouse (Haute-Garonne)
  • Chiffre d’affaires 600 000 euros en 2016
  • Nombre de salariés 3

Depuis 2015, Naïo a vendu plus de 70 robots de désherbage mécanique Oz. Ce spécialiste des robots agricoles et viticoles s’est donné une mission : alléger la charge de travail des agriculteurs en leur évitant des tâches répétitives à faible valeur ajoutée, et optimiser la rentabilité des exploitations, tout en limitant leur impact environnemental. Son nouveau modèle, Anatis, est ainsi dédié au binage de productions légumières de pleins champs.

 

LES PROMOTEURS DE L’AGRICULTURE URBAINE

Agricool cultive des fraises en circuit fermé
 

  • Crée en 2015 à Paris
  • Nombre de salariés 32

Afin de retrouver le vrai goût des fraises, deux fils d’agriculteurs ont développé un mode de culture en circuit fermé, sans pesticides et avec un apport en eau limité, logé dans des containers recyclés. La technologie embarquée permet de contrôler le taux de CO2, la température, l’irrigation et la lumière, pour apporter aux fraises exactement ce dont elles ont besoin pour grandir. Ces « cooltainers », qui accueilleront bientôt d’autres fruits et légumes, seront implantés au cœur des villes et les habitants pourront réserver leur barquette sur le site internet.
 

GreenHouseKeeper optimise les cultures indoor
 

  • Créé en 2017 à Montpellier (Hérault)
  • Objectif de chiffre d’affaires 150 000 euros en 2017
  • Nombre de salariés 1

Lancée au sein de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, GreenHouseKeeper développe des solutions de contrôle des cultures sous serres et urbaines, par exemple en containers. La start-up propose des lampes LED multi spectrales et connectées, une analyse des paramètres climatiques au moyen de capteurs, un contrôle des équipements (pompes, ventilation...) et une analyse vidéo des plantes pour détecter les défauts liés à des stress. 
 

LES OBJETS CONNECTES CHAMPETRES

Weenat connecte les parcelles agricoles
 

  • Créé en 2014 à Lille (Nord)
  • Chiffre d’affaires 200 000 euros en 2016
  • Nombre de salariés 15

Weenat développe des solutions en agronomie de précision qui s’appuient sur des réseaux de capteurs sur les parcelles. Grâce à une interface web, les agriculteurs disposent en temps réel d’informations précises et fiables sur le sol, l’état des plantes et la météo. Et peuvent obtenir des outils d’aide à la décision, accessibles, après l’achat du matériel, sur abonnement. La plateforme est déjà disponible en trois langues, pour se développer en Europe de l’Est et aux Pays-Bas. 
 

Hostabee veille sur les ruches
 

  • Créé en 2015 à Saint-Quentin (Aisne)
  • Objectif de chiffre d’affaires 2017 : 500 000 euros
  • Nombre de salariés 3

Fondé par un ancien professeur de mathématiques en lycée agricole, Hostabee propose aux apiculteurs de suivre à distance le cycle de vie des colonies d’abeilles au moyen d’un boîtier connecté, « B-Keep », qui s’installe entre les cadres des couvains. Via une connexion bas débit, l’hygrométrie et la température interne sont communiquées aux apiculteurs, dont les interventions sur site sont optimisées. Objectif, diminuer le taux de mortalité des abeilles.
 

Exotic Systems industrialise les objets connectés agricoles
 

  • Créé en 2007 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
  • Chiffre d’affaires 700 000 euros en 2016
  • Nombre de salariés 17

Dotée d’une expertise en systèmes embarqués et en conception d’objets électroniques évoluant en conditions hostiles, Exotic Systems conçoit des objets connectés (mesurant température, humidité, vibrations…) à la demande. Son produit phare, le capteur Rainette, capte, dans les endroits les plus reculés des exploitations, des données météorologiques locales. Le pneumaticien Michelin et la coopérative agricole Limagrain, issus de la région, ont pris chacun 20 % de son capital l’an dernier.
 

Sencrop surveille la météo des champs
 

  • Créé en 2016 à Lille
  • Nombre de salariés 10

Savoir ce qui se passe aux quatre coins de ses parcelles en temps réel, c’est ce que promet Sencrop aux agriculteurs. Ses deux fondateurs ont développé des capteurs météo à implanter dans leurs champs, qui relèvent les données de pluviométrie, d’hygrométrie et de vitesse du vent. Ces objets connectés transmettent ensuite les données à l’application sur tablette, smartphone ou ordinateur de l’agriculteur. Il peut ainsi surveiller son champ, se créer des alertes, disposer de l’historique des données météo relevées et prendre les décisions qui s’imposent.
 

PLACE AU PARTAGE

Smag agrège les données agronomiques
 

  • Créé en 2015 à Montpellier (Hérault)
  • Chiffre d’affaires 10,6 millions d’euros en 2016
  • Nombre de salariés 140

Smag (Smart Agriculture) est né de la fusion de deux sociétés d’édition de logiciels agricoles, Neotic et Maferme, fondées en 2000. Filiale d’InVivo, la plus grande coopérative agricole française, il est devenu le leader français des systèmes d’information agronomique. Ses solutions permettent de centraliser et traiter depuis une plateforme web l’ensemble des données agronomiques (météo de prévision à la parcelle, contrôle des nuisibles, prédiction de rendement, pilotage de la fertilisation par imagerie satellite…) et d’optimiser la productivité.
 

Agrifind met l’expertise en réseau
 

  • Créé en 2017 à Lyon (Rhône)
  • Chiffre d’affaires NC
  • Nombre de salariés 2

Mettre le numérique au service de la diffusion des bonnes pratiques agricoles, telle est l’ambition d’Agrifind. Fondée par un agronome et un consultant, cette start-up propose aux agriculteurs de partager leurs savoir-faire et leurs connaissance sous forme de prestations de conseil (définir sa stratégie de fertilisation, réussir son désherbage mécanique en grandes cultures, créer une épicerie paysanne…) vendues sur une place de marché. Une première en Europe, bientôt accompagnée d’une offre de formation.


Comparateuragricole.com prône la transparence
 

  • Créé en 2016 à Châteaudun (Eure-et-Loir),
  • Chiffre d’affaires 700 000 euros en 2016
  • Nombre de salariés 8

Dans la Beauce, deux jeunes ingénieurs agronomes ont lancé un site internet permettant aux agriculteurs de comparer différentes offres d'un panel d’acheteurs et de courtiers pour leurs produits (blé, orge, maïs, colza, engrais). La start-up, qui ambitionne de prendre 3 % du marché des céréales, souhaite apporter de la transparence sur le marché. Affichés sur son site, les prix sont
localisés et actualisés toutes les quinze minutes grâce à des algorithmes de logistique basés sur le code postal de chaque ferme.


Agriconomie élargit la palette des fournisseurs
 

  • Créé en 2014 à Coole (Marne)
  • Chiffre d’affaires 7 millions d’euros en 2015-2016
  • Nombre de salariés 50

Certains types de semences, de pièces, d’engrais, de gazole (non routier) étaient introuvables sur internet. Forts de ce constat, et confrontés à de quasi-monopoles sur certaines gammes, Agriconomie a lancé avec ses associés un site de e-commerce proposant un accès identique pour tous aux marchandises, sous la forme d’une place de marché et en direct. Les prix sont mis à jour en
fonction des coûts de transport. Objectif, l’étendre au commerce des céréales.


Wefarmup invente le tracto-partage en ligne

 

  • Créé en 2015 à Seysses (Haute-Garonne)
  • Nombre de salariés 10

Face aux coûts élevés des matériels agricoles à l’achat, à leur sous-utilisation et aux besoins ponctuels, un agriculteur dans le Lot-et-Garonne et un journaliste spécialisé ont lancé en 2015 Wefarmup, une plateforme de mise en relation d’agriculteurs qui peuvent se louer entre eux moissonneuses batteuses, tracteurs et remorques dans un rayon de trente kilomètres. Comme sur Airbnb, chaque agriculteur est évalué, tandis que la start-up assure les locations en partenariat avec Groupama.
 

Karnott simplifie le time-share d’engins agricoles
 

  • Créé en 2016 à Lille
  • Nombre de salariés 6

Le partage de matériels agricoles devient plus facile. Karnott a développé un boîtier connecté et géolocalisé, installé directement sur la machine, sans branchement. Le boîtier collecte les données relatives à l’utilisation en temps, en surface et en kilomètres, les centralise en temps réel sur la plate-forme de la start-up, et permet de répartir les coûts de fonctionnement entre les différents
utilisateurs de manière automatique. La start-up lilloise vient de lever 1,1 million d’euros auprès de Leap Ventures et de business angels, pour accélérer son développement commercial.
 

PARLONS FINANCES
 

Piloter sa ferme réinvente le conseil
 

  • Créé en 2011 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
  • Chiffre d’affaires 200 000 euros en 2016
  • Nombre de salariés 16

Partant du principe que « commercialiser ses céréales est aussi compliqué que de piloter un avion », Piloter sa ferme propose un modèle d’analyse de marché entièrement mathématique, qui délivre chaque semaine des opportunités sur 20 marchés différents (maïs, colza, blé dur, orge d’hiver brassicole, pois…) Cinq ans de R&D ont été nécessaires pour créer l’outil, basé sur les données réelles de production, économiques et de gestion des exploitants. Une offre de formation par le jeu est également proposée.
 

Ekylibre centralise la gestion des exploitations
 

  • Créé en 2015 à Pessac (Gironde)
  • Objectif de chiffre d’affaires 90 millions d’euros en 2017
  • Nombre de salariés 17

Fondée par un ingénieur informatique et un ingénieur agronome, Ekylibre attire les agriculteurs en calculant leur « indice de masse administrative ». Elle leur propose ensuite de diviser par cinq le temps consacré à ces tâches, grâce à un logiciel qui centralise la comptabilité, la gestion des relations clients et partenaires, la gestion des stocks, la gestion commerciale et la traçabilité de la production. Une application mobile ainsi qu’un assistant conversationnel complètent l’offre.
 

Biosco optimise les coûts logistiques
 

  • Créé en 2016 à Compiègne (Oise)
  • Objectif de chiffre d’affaires 120 000 euros en 2017
  • Nombre de salariés 4

Avec sa méthode d’optimisation de calculs, Biosco (Biomass supply chain optimizer) veut mettre la modélisation au service des coopératives agricoles. Son logiciel, commercialisé à la fin de l’année, devrait leur permettre d’abaisser leurs coûts logistiques de 10%, en intégrant les contraintes des champs, des silos et des produits (conditions de stockage des grains, humidité du bois…) Un
accompagnement à l’investissement est aussi proposé.
 

Miimosa fait investir les internautes
 

  • Créé en 2014 à Paris
  • Nombre de salariés 15

Partant du principe que 40 % des ménages agricoles vivent sous le Smic et que les projets liés à la production agroalimentaire artisanale pullulent, Florian Breton a quitté la publicité pour créer Miimosa, une plateforme de crowdfunding dédiée à ces secteurs. Avec l’aide du réseau des Chambres d’agriculture, 700 projets ont été financés par les internautes, pour 3 millions d’euros de
fonds récoltés. 600 projets devraient atteindre cette année leurs objectifs de financement.
 

StartupFarmers soutient l’AgTech
 

  • Créé en 2016 à Paris
  • 50 millions d’euros en cours de levée
  • 3 associés

Fonds d’accélération en cours de levée auprès de l’agro-industrie, StartupFarmers veut favoriser l’émergence des technologies et pratiques innovantes pour l’agriculture. Il cible les start-up françaises et européennes innovant aussi bien dans le biocontrôle, la santé animale, l’agriculture numérique, que l’économie circulaire ou encore la traçabilité alimentaire. Objectif, financer mais
aussi accompagner ces « pépites » jusqu’au marché via du coaching business, et renforcer leurs relations avec les industriels.

 

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