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Centrale Nantes lance une chaire pour inventer le navire du futur

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Publié le

Bureau Veritas et l’école Centrale de Nantes s’allient au sein d’une chaire de recherche en hydrodynamique et structures marines. Le développement de nouveaux systèmes de simulation permettra d’améliorer la performance et la sécurité des navires.

Les entreprises citées

Le navire du futur va-t-il naître à Nantes ? l’école Centrale de Nantes et Bureau Veritas viennent de créer une chaire internationale de recherche sur le navire du futur.

Sécurité des navires, comportement à couple et à l’ancre, performances dans la houle.… Pour réaliser ses travaux, la chaire va s’appuyer sur le développement d’outils de simulation numérique et la mise au point de méthodologies permettant de traiter un problème hydrodynamique ou hydro-structurel.

Elle va également utiliser les autres ressources de l’école Centrale de Nantes, comme le laboratoire de recherche en hydrodynamique, énergétique et environnement atmosphérique (Lheea) et ses moyens d’essais dont certains offrent des capacités uniques en Europe.

VAGUES SCélérates

L’école dispose en effet de deux bassins océaniques pour simuler des conditions de tempêtes sur des maquettes. Celui de 150 mètres de long et de cinq mètres de large est équipé d’un portique roulant pouvant tracter des coques sur eau plate ou avec la houle. Sur le second bassin de 50 sur 30 mètres sont simulées les tempêtes.

"Nous pouvons créer n’importe quel type de mer, y compris de vagues scélérates, les plus hautes d’Europe en bassin", explique Bertrand Alessandrini, directeur du développement de Centrale Nantes. Le bassin est utilisé aussi bien avec des maquettes de bateaux pour tester le comportement à la mer qu’avec des installations fixes, comme des plates-formes pétrolières ou des éoliennes.

Premier développement pour cette nouvelle chaire : simuler la déformation d’un navire dans la houle, beaucoup plus complexe que la simulation d’un navire en eaux calmes, aujourd’hui bien maîtrisée.

Car le besoin est réel. L’arrivée de navires de plus de 300 mètres comme les porte-conteneurs de 18 000 EVP (équivalent 20 pieds) et leurs 400 mètres de long pose de nouvelles contraintes aux structures. En cas de forte houle, la coque se trouve sur deux vagues à la fois et subit des efforts plus importants que si elle montait et descendait sur la vague.

Un deuxième développement portera sur un système d’optimisation de route, pour obtenir des propositions plus précises que celles obtenues par les logiciels actuels dans lesquels sont entrées des tables empiriques.

"Ce laboratoire commun est le fruit d’une histoire, explique Arnaud Poitou, directeur de Centrale Nantes. Des développements sur l’hydrodynamique réalisés au sein de l’école avaient donné lieu à la création en 2007 de la start-up HydrOcean, qui a été en partie reprise par Bureau Veritas en septembre 2015."

La chaire est créée pour 10 ans, deux à trois fois plus que la durée habituelle pour ce type de projet. Elle bénéficie d’un financement total de 7,5 millions d’euros, considéré comme important par ses responsables.

"Il s’agit de recherches très en amont, argumente David Le Touzé, titulaire de la chaire. Les investissements y sont particulièrement efficaces."

Environ la moitié est assurée par du financement public, via Centrale Nantes. La chaire associe Netxtflow, un éditeur de logiciels de mécanique des fluides et d’hydrodynamique. L’objectif est d’apporter des solutions aux industriels du secteur maritime, des chantiers navals comme STX et DCNS ainsi que des armateurs comme CMA CGM.

Patrice Desmedt

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