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Ce que Bercy veut changer aux pôles de compétitivité

Solène Davesne ,

Publié le

L’organisation des pôles de compétitivité devrait être réformée d’ici l’été. Objectif : tenir compte de la création des plans de la Nouvelle France industrielle depuis un an. 


Ministère de l'Economie à Bercy (Paris)

Bercy veut mettre de l’ordre dans ses outils de politique industrielle. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron vient de lancer le top départ de la réforme des pôles de compétitivité, qui doit être présentée à l’été. Pour le gouvernement, l’enjeu est surtout de remettre de l’ordre dans ses outils de politique industrielle, alors que l’évaluation des pôles de compétitivité prévue de longue date démarre dans les prochaines semaines.

"On voit au bout de dix ans que les pôles sont un outil qui marche bien", souligne-t-on au cabinet de Bercy, qui juge leur bilan bon "pour développer de nouvelles technologies". Or, depuis leur création par Jean-Pierre Raffarin, les 71 pôles de compétitivité ont été rejoints par d’autres instruments de politique industrielle, notamment les plans de la Nouvelle France industrielle, lancés par Arnaud Montebourg.

Les deux outils partagent des objectifs proches. Ces dernières années, les pôles de compétitivité ont progressivement évolué, passant d’usines à projets R&D à des usines à lancer des nouveaux produits rapidement commercialisables. Ce qui est aussi la vocation assignée aux plans de la Nouvelle France. "Les plans industriels relèvent d’une perspective nationale. L’approche pour les pôles est davantage locale", juge-t-on au ministère.

Pour donner une "meilleure lisibilité", l’objectif est ainsi de rapprocher les plans et les pôles existants sur des thématiques similaires, comme l’industrie du futur, la médecine du futur, l’agroalimentaire, la mobilité ou les objets connectés. Bercy veut s’assurer par exemple que les projets financés par les pôles sont cohérents avec les priorités décidées dans leur feuille de route par les chefs de file de la nouvelle France industrielle.

S'adapter aux nouvelles régions

"Dans les faits, l’activité des pôles de compétitivité est plus large, tous ne seront pas concernés", reconnait Jean-Luc Beylat, le président de l’association des pôles de compétitivité. La réforme pourrait aboutir à la distinction entre des pôles sur des priorités nationales, financés par l’Etat et les autres pôles, davantage sur des enjeux locaux, soutenus par les régions.

La réforme doit aussi adapter l’organisation des pôles à la nouvelle géographie des treize régions dont les pouvoirs économiques ont été renforcés. La création de régions plus grandes pourrait amener certaines à étendre le périmètre géographique de leurs pôles ou les regrouper. "L’Etat se positionne sur des priorités. Mais la politique de pôles doit aussi s’articuler avec les régions et entre les régions entre elles lorsque les thématiques sont interpoles", insiste  Jean-Luc Beylat.

En profiter pour réduire le nombre de pôles et en fusionner certains ? Bercy assure que ce n’est pas l’objectif et attend le résultat de l’audit pour se prononcer. Mais les moyens restent contraints pour les pôles. En 2016, le fonds unique interministériel, qui finance les projets de R&D des pôles a été réduit, tandis que les crédits de fonctionnement ont été stabilisés.

Solène Davesne

 

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