Ce qu'il faut savoir sur l'expérimentation de pass sanitaire numérique lancée par Air France

Air France lance, le 11 mars, l’expérimentation d’un système numérique de vérification des tests Covid, basé sur la blockchain. De quatre semaines, l’essai mené sur les vols de Paris à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Fort-de-France (Martinique) ressemble, selon le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, à "une préfiguration de ce que pourrait être un pass sanitaire".

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Ce qu'il faut savoir sur l'expérimentation de pass sanitaire numérique lancée par Air France
La compagnie aérienne Air France mise sur son pass numérique pour fluidifier l'embarquement. Et éviter les fraudes.

Ce n’est pas à proprement parler un passeport sanitaire. Mais ça s’en rapproche. Air France lance l’expérimentation, le 11 mars, du "ICC AOK Pass", un système numérique de vérification des tests Covid. D’une durée de quatre semaines, l’essai implique les vols au départ de l’aéroport Paris - Charles De Gaulle vers Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Fort-de-France (Martinique). Il n’a rien d’obligatoire pour les passagers, qui peuvent toujours se présenter en porte d’embarquement munis de leur certificat de test en format papier.

La solution, basée comme d’autres sur la technologie blockchain, est le fruit d’une collaboration entre la Chambre de commerce internationale (ICC selon l’acronyme anglais) et les groupes International SOS et SGS, spécialistes des questions de santé et de certification dans le transport. Elle vise à fluidifier l'embarquement et à mettre fin à l’usage de faux tests négatifs qui, selon l’agence européenne de police Europol, s’installe dans les pratiques. Principalement dans les aéroports, où certains se vendent jusqu’à 300 euros.

Préfiguration d’un futur pass sanitaire

ICC AOK Pass prend la forme, pour les passagers, d’une simple application mobile. Une fois leur test effectué dans un laboratoire partenaire de l’expérience (Cerballiance ou Biogroup), ils reçoivent sur leur smartphone un code QR à présenter à l’embarquement. Ce code permettra au vérificateur, dans l’aéroport, de vérifier le résultat du test via un réseau blockchain. La technologie permet de garantir que les données présentées n’ont pas été falsifiées. Et assure aux utilisateurs de garder la main sur leurs données : seuls eux y ont accès.

Si la solution se restreint – pour l’instant – aux résultats de tests PCR, elle pourrait "être une préfiguration ou une anticipation, en tout cas une expérimentation grandeur nature de ce que pourrait être demain un futur pass sanitaire", estime le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, interrogé sur RMC.

Car si la question d’un passeport vaccinal pour avoir accès aux restaurants ou aux lieux culturels en France divise, il sera difficile d’échapper à "des protocoles sanitaires qui imposeront soit d'avoir un test, soit d'avoir un certificat de vaccination" pour prendre l'avion, avance-t-il. Ainsi, l'Association du transport aérien international (Iata) travaille déjà sur un passeport numérique permettant aux passagers de prouver leur statut sanitaire avant d'embarquer.

L’ICC AOK Pass, lui, a déjà séduit d’autres compagnies aériennes, comme Corsair, French Bee et Air Caraïbes. Si le test mené par Air France s’avère concluant, la compagnie "partagera ce retour d’expérience avec les autres compagnies de l’alliance Skyteam [qui rassemble une vingtaine de compagnies aériennes internationales], lesquelles testent actuellement différentes solutions de digitalisation des documents sanitaires", avance-t-elle dans un communiqué. Une initiative qui pourrait bien faire décoller les passeports sanitaires numériques.

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