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Bruxelles attend la France sur la réforme des retraites et de l'assurance chômage

Emilie Lévêque , , ,

Publié le

La Commission européenne relève des progrès sur le marché du travail et sur la fiscalité des entreprises, mais appelle à davantage de réformes sur les allocations chômage, les retraites et la baisse des dépenses publiques.

Bruxelles attend la France sur la réforme des retraites et de l'assurance chômage
La Commission européenne à Bruxelles

Des progrès mais peut mieux faire. Dans son évaluation annuelle de la situation économique et sociale des États membres, la Commission européenne pointe des "déséquilibres" pour la France. Bruxelles relève que les actions politiques du gouvernement devraient améliorer les performances de l'économie française en établissant un lien plus étroit entre le système d'éducation et de formation et les besoins du marché du travail et en réduisant les formalités administratives pour les entreprises. L’exécutif européen prend note du fait que des mesures visant à simplifier le système fiscal sont en cours et que des réformes systémiques en matière de santé et de retraite ont été annoncées pour 2019.

Néanmoins, les économies prévues sur les dépenses publiques, qui représentent 56% du PIB, le plus haut niveau en Europe, notamment dans le nouveau processus de réexamen des dépenses lancé en octobre 2017 (Action Publique 2022), doivent encore être mises en œuvre. Le marché du travail reste fragmenté, ce qui empêche une amélioration plus rapide de l'emploi pour toutes les catégories de travailleurs. Les obstacles à la concurrence dans le secteur des services continuent de nuire à sa performance et les taxes sur la production restent élevées. L'efficacité du soutien public à l'innovation pourrait être encore améliorée.

Vulnérabilité liée à l’endettement élevé

La commission s’inquiète notamment des vulnérabilités de l’économie française qui découlent "du niveau élevé de la dette publique et d'une dynamique de faible compétitivité dans un contexte de croissance peu élevée de la productivité". La dette publique est restée globalement stable en 2018, au niveau élevé de 99% du PIB. Selon les prévisions, elle ne devrait reculer que de façon marginale en 2019. "Le niveau élevé de l'endettement public rétrécit la marge budgétaire disponible pour réagir aux futurs chocs et pèse sur les perspectives de croissance", estime la Commission.

Bruxelles souligne que les réformes du marché du travail et de la fiscalité des entreprises ont conduit à des progrès. Mais l’exécutif européen appelle à des actions supplémentaires dans d'autres domaines, tels que la réforme du système des allocations de chômage, la réforme du régime des retraites, et le réexamen des dépenses afin de garantir la viabilité des finances publiques et d'accroître le potentiel de croissance de la France.

 

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