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Bruno Le Maire appelle salariés et patrons à intervenir dans le grand débat

Solène Davesne

Publié le

Lors de la présentation de ses vœux à la presse, le ministre de l’Economie a dressé un lien entre la désindustrialisation et la crise actuelle. 

Bruno Le Maire appelle salariés et patrons à intervenir dans le grand débat
Bruno Le Maire avec Carlos Ghosn, le patron de Renault, lors d'une visite de l'usine d'Alpine.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Les acteurs économiques en première ligne du grand débat voulu par le président de la République. "Il faut que, sur le volet économique et financier, chacun se saisisse de ces questions : salariés, chefs d’entreprises, artisans et travailleurs indépendants", cherche à mobiliser Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, lors de la présentation de ses vœux à la presse.

Parmi les quatre grands enjeux sur lesquels les Français sont appelés à se prononcer, le premier concerne la fiscalité et l’évolution de la dépense publique. "On doit avoir moins d’impôts en France. Mais je ne connais qu’un seul remède. C’est d’avoir moins de dépenses publiques", constate le ministre, qui estime que les "Français veulent être associés à ces choix" et doivent préciser "quelles dépenses publiques ils sont prêts à réduire pour baisser leurs impôts".

Les organisations patronales et syndicales au rendez-vous

Les organisations patronales et syndicales ont déjà pour partie répondu présentes. Outre le Medef, "prêt à prendre des initiatives pour organiser des débats en lien avec d’autres organisations patronales", CroissancePlus a déjà listé un certain nombre de propositions qu’il souhaite pousser dans la consultation, dont la réforme des taxes de production et la réforme en profondeur de la fiscalité sur la transmission des entreprises.

Les enjeux vont cependant au-delà du cadrage de la consultation nationale. Pour le ministre, la crise soulevée par les "gilets jaunes" est une opportunité d’affirmer une vision du capitalisme qui "doit réduire les inégalités", "accepter des salaires élevés, mais refuser des hauts salaires au sein d’une entreprises 200 à 300 fois plus élevés que les salaires les plus faibles" et " qui n’abîme pas la planète".

Pas question pour autant de changer la stratégie économique engagée. "Elle commence à donner des résultats et doit être accentuée", assure-t-il. Bruno Le Maire entend notamment poursuivre la reconquête industrielle, alors qu'il y a "un lien direct entre la crise que nous traversons et la désindustrialisation massive depuis vingt ans".

Dans le domaine budgétaire, le gouvernement veut même aller plus loin. Le gouvernement s’était engagé à baisser de trois points la dépense publique et de un point les prélèvements obligatoires à l’horizon du quinquennat. "Si on peut aller au-delà de un point de baisse des prélèvements obligatoires, on aura fait œuvre utile", estime Bruno Le Maire. Le calendrier des privatisations prévu dans la loi Pacte devrait lui être maintenu.

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